Le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi / Camille Andrea

J’avais adoré le précédent roman de Camille Andrea, « Le sourire contagieux des croissants au beurre », je me réjouissais donc de lire ce nouveau roman feelgood.

Nous sommes toujours aux États-Unis mais c’est la rencontre inattendue de deux personnes qui est au centre de ce roman. Celle de Noah, 10 ans, garçon métis, à la recherche de signatures pour sa future candidature à la présidence du pays, et Jacob, un vieux Juif, perdant la mémoire et cherchant de la compagnie pour combler ses longues journées de solitude.

L’histoire est racontée avec espièglerie et bonne humeur. Les personnages sont attachants et on sourit souvent. Puis le roman prend une tournure plus sérieuse. On se rend compte que Jacob n’est pas celui qu’il prétend être. Il a d’ailleurs consigné sa vie dans des cahiers pour ne pas oublier ce qu’il a fait par le passé lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas divulgâcher.

En tout cas ils partagent quelques après-midis autour d’un donut au chocolat. Leurs conversations abordent des thèmes sociétaux comme le racisme. Tout n’est pas noir ou blanc, mais bien plus compliqué qu’on ne le pense. A la manière d’un conte philosophique, ce roman nous fait réfléchir et nous encourage à davantage de tolérance.

Un roman très humain, plutôt émouvant, que j’ai cependant trouvé moins bien construit et fouillé que le précédent mais très agréable à lire. On ne sait toujours pas qui se cache derrière le pseudonyme de Camille Andrea mais c’est un plaisir de retrouver sa plume ! Une lecture tout à fait adaptée et conseillée pour la période estivale à venir !

Merci à Babelio et Plon pour cette lecture

Note : 4 sur 5.

Incipit :

« Je n’ai jamais bien compris pourquoi les gens n’aiment pas les lundis. Je n’ai jamais aimé les jugements gratuits non plus, faits à l’emporte-pièce. Les préjugés. On dit qu’il y a des jours qui valent moins que les autres, puis on dit qu’il y a des sous-hommes, des sous-races. On vilipende le lundi, et puis on finit par vilipender les gens. Qu’ont de moins les lundis, je vous le demande ? Molière disait, dans la bouche de son Dom Juan, que les débuts ont des charmes inexprimables. Or, le lundi est le début de la semaine. C’est le moment où tout est encore possible, où tout reste à faire. La jeunesse de la semaine, dirais-je si j’étais poète. Et la jeunesse, Dieu ce qu’on la regrette quand on arrive à l’hiver de notre vie, vous verrez ça, et bien plus tôt que vous ne le pensez. Lorsqu’il n’y a plus rien à regarder devant, qu’il ne nous reste plus qu’à regarder au-dessus de notre épaule, tous ces souvenirs, ces regrets laissés derrière. Quand on est au lundi de notre vie, tout est à venir. Au lundi de notre vie, tiens, voilà que je continue à faire de la poésie. »

« – Eh bien, c’est un peu la même chose. Catholique, juif. On croit en quelque chose. Et ça nous rend meilleur, enfin, je pense. Si tu veux être président de tous les Américains, tu devrais t’intéresser à toutes les communautés qui forment notre pays. Les musulmans, les bouddhistes, et tout ça.

– Je m’informerai auprès de mon conseiller.

– Tu as un conseiller ?

– Oui, un conseiller en douze volumes, cela s’appelle une encyclopédie.

Ils éclatèrent de rire et Noah mordit dans le donut avec vigueur. Si son père l’avait vu, assis là, dans cette salle à manger, à bavarder avec un vieux, un juif, il lui aurait passé un savon. Dans sa famille, il y avait quelques règles auxquelles personne (c’est-à-dire lui) ne pouvait déroger sous peine d’être privé de Nintendo pour une semaine. Depuis longtemps, Noah faisait croire à son père qu’il adorait les jeux vidéo afin que celui-ci continue de le menacer de l’en priver. Tant qu’il le privait de Nintendo en croyant que cela l’affectait, il ne le privait pas d’autres choses plus vitales pour lui, à savoir les livres, les journaux, les sorties, et la glace au chocolat et aux noisettes. Et être assis là, dans cette salle à manger, à bavarder avec un vieux, bafouait au moins deux règles les plus importantes que son père avait toujours pris soin de lui inculquer : ne jamais parler aux inconnus et ne rien accepter d’eux. »

« Il était arrivé comme un petit homme, il repartait comme un enfant. »

« Le lendemain, Jacob se surprit à dessiner des poissons multicolores sur sa bouteille d’oxygène. La fantaisie, cette chose qui débordait des conventions comme un poulpe hors d’une bassine, venait d’entrer par effraction dans sa vie. Noah avait la joie de vivre contagieuse. »

« Chaque mercredi, le vieux reprenait vie. »

« L’enfant ne tarda pas à revenir. Comme il l’avait promis. Un homme politique qui tenait ses promesses. En voilà une nouveauté ! »

« – J’étais même en train de me dire que le jour où tu as sonné à ma porte, c’est peut-être le plus beau jour de ma vie.

– C’est gentil, dit Noah, mais je ne pense pas. Vous avez dû en avoir plein, des plus beaux jours de votre vie. J’imagine que le plus beau, c’est quand vous avez rencontré Hannah.

Jacob leva les yeux au ciel, réfléchit un instant.

– C’est vrai, tu as raison. Alors proclamons que c’était le plus beau lundi de ma vie. Ce lundi-là sera toujours à toi, mon garçon.

L’enfant eu l’air embarrassé.

– Jacob, nous nous sommes rencontrés un mardi.

Le vieux ouvrit les yeux en grand, sourit, se tapa le front du plat de la main.

– Mardi ? Alors disons que le plus beau lundi de ma vie tomba un mardi !

Il éclata de rire. Noah l’accompagna mais, au fond de lui, il trouvait cela bien triste. Parce que le vieux l’oublierait bientôt comme il oubliait aujourd’hui les jours. »

Lettres perdues / Jim Bishop

Iode, un garçon attend une lettre de sa mère avec impatience. Aviatrice, elle est partie il y a longtemps et lui a promis de lui envoyer l’adresse où la rejoindre. Depuis il désespère et interroge le facteur tous les jours.

Il faut préciser que dans ce monde les humains et les poissons vivent ensemble. Certains poissons usant d’une technologie pour se mouvoir comme les humains sur terre.

Iode vit au bord de l’eau dans une petite cabane sur pilotis. Il est toujours accompagné d’un oiseau, un pélican, qui répond « oui » à toutes ses questions.

Un jour Iode n’en peut plus d’attendre et décide de partir au bureau de poste en ville. Il part à bord de sa petite voiture verte et sur la route il rencontre une jeune femme, Frangine. Il s’arrête pour faire monter l’autostoppeuse et son étrange mallette. Et puis rien ne va se passer comme prévu… surtout quand l’incompétence d’un policier s’y mêle. Plongez dans une aventure pleine de rebondissements, avec des mafieux et des agents secrets !

Jim Bishop nous offre un bel univers coloré et loufoque. Quelle inventivité ! J’ai adoré le passage avec les poisson-clowns, très drôle. Les dessins et les couleurs sont magnifiques. Cette BD est pleine d’onirisme. Elle rappelle celles de Miyazaki. Et sans vouloir trop en dévoiler sur le thème, j’ai été très émue par l’histoire.

Bref, un Prix BD Lecteurs.com amplement mérité ! Bravo à Jim Bishop.

Note : 5 sur 5.

Faire corps / Charlotte Pons

Sandra, 40 ans, vit à Paris. Elle travaille en freelance pour un magazine. Elle vit sans trop se poser de questions sur l’avenir. Elle va d’homme en homme selon son désir. Une chose est sûre, elle ne veut pas d’enfant. Elle garde une terrible douleur en elle de la mort de son petit frère quand elle avait 10 ans et de la dépression dans laquelle sa mère est tombée par la suite.

Son meilleur ami s’appelle Romain. Il est marié à Marc. Cela fait des années qu’ils essaient d’avoir un enfant par le biais d’une GPA (gestion pour autrui) aux États-Unis. Leur parcours est difficile et très incertain. Romain se décourage. Il aimerait tellement devenir père. Alors un jour il demande à Sandra si elle voudrait être la mère porteuse de son enfant. Elle finit par accepter, un contrat est signé entre eux et elle touchera une rémunération chaque mois.

Je crois n’avoir pas encore lu de livre sur ce sujet fort intéressant, en plus traité du point de vue de la mère porteuse. Elle nous livre le flux de ses pensées. Elle fait face à des sentiments contradictoires. Elle pense qu’elle ne s’attachera pas à cet enfant qu’elle porte. Elle n’est qu’un « réceptacle », une femme enceinte mais surtout pas une mère. Tout cela évoluera au fil de la grossesse et elle finira par se poser les questions qu’elle avait évacuées au départ : Qui sera-t-elle pour cet enfant ? Faudra-t-elle qu’elle déménage et cesse de voir son ami ? Faudra-t-il rendre des comptes plus tard à l’enfant ? Est-elle en train de s’attacher ?

Peu à peu son corps change, les hormones s’activent, elle cogite et ce courrier administratif lui indiquant qu’elle va bientôt être mère la chamboule. On vit toute l’évolution psychologique du personnage, comme si elle se confessait. L’autrice sème des indices sur le dénouement de l’histoire mais la fin est inattendue. Un roman très fort découvert grâce aux 68 premières fois.

Note : 4 sur 5.

Incipit :

« Neuf mois et puis s’en vont. C’est ce que je m’étais dit : neuf mois et puis s’en vont. Sans conséquence aucune, si ce n’est le ventre qui fronce et la poitrine un peu plus affaissée – enfin, c’était inéluctable, de toute façon j’y étais déjà, au moins aurais-je connu un bonnet E. 

Neuf mois et puis s’en vont. J’avais fini par y croire et la missive me cueille à la manière d’un uppercut. 

« Dans cinq mois, vous allez être maman. » 

Je titube, cherche une chaise à tâtons. 

Je suis enceinte, je ne vais pas devenir mère. Je fais un enfant, je ne vais pas en avoir un ni ne l’attends ou alors seulement pour en être délivrée. Dans cinq mois, je vais accoucher, pas devenir maman. »

« Jusque-là les quelques relations sérieuses que j’avais pu avoir s’étaient toutes heurtées à l’écueil de l’enfant. Je ne voulais pas d’enfant. A partir d’un certain âge, plus vite que je ne l’aurais cru, les hommes qui auraient pu compter avaient pris la fuite à cause de ça. Non pas qu’il en ait alors été question ni même qu’ils en aient désiré vraiment – « Pas forcément, pas maintenant en tout cas » –, mais le fait que moi je n’en désire pas paraissait suspect, voire monstrueux. Contre nature. Une insulte à leur ego et à leur appréhension du monde. Alors les mêmes qui auraient pris leurs jambes à leur cou si j’avais été demandeuse fuyaient justement parce que je ne l’étais pas et assurais que je ne le serais jamais. »

« J’avais grandi avec la conscience que les enfants peuvent mourir, les mères leur survivre et en devenir dingues et j’en avais tiré la seule conclusion qui s’imposait : je ne serais pas mère. »

« Romain ne savait pas plus que moi comment s’y prendre pour vivre, mais au moins s’y employait-il de toutes ses forces. »

« Ce jour-là, quelque chose change. Les pulsations – si vives, si confiantes (c’est absurde, voyons) – me donnent une tout autre idée de l’ampleur de ce que nous avons enclenché. Quelque chose s’est mis en branle, et j’ai beau ne pas en être la dépositaire, seulement un viatique, je n’en suis pas moins partie prenante. Et peut-être un jour me faudra-t-il rendre des comptes. »

« – ça aussi, oui. Non, mais j’ai surtout peur qu’il ne nous arrive un malheur et de laisser un orphelin.

Je tique. L’impression d’entendre ma mère Avant l’accident, avant de tomber en dépression, elle était une femme joyeuse mais d’une joie teintée de mélancolie, de l’intuition particulièrement aigüe de la fragilité de toute chose. C’est la maternité, répétait-elle à qui voulait l’entendre – et qu’importait que ses enfants soient dans les parages –, c’est la maternité qui m’a fichu le bourdon et rendue craintive. […]

Oui, toute aimante et joyeuse qu’elle avait été avant l’accident, déjà ma mère me transmettait l’idée que la maternité était synonyme de peur et de repli sur soi plutôt que de dépassement. Ça avait été de pire en pire, jusqu’à ce que son cœur cesse de battre. »

« Je rapporte le tout chez moi et tasse l’ensemble dans un placard. Que je ferme à clef. Si seulement je pouvais faire de même avec mes pensées. »

« Mais quand la mère, elle, ne peut pas prétendre occuper sa place, que fait-on ? Hein ? Il faudrait peut-être songer à réécrire tous les manuels à l’aune des nouveaux modèles familiaux. J’ai bien fait de mettre ces livres à la poubelle, bullshit. Qu’aurais-je pu y trouver de toute façon ? Qu’aurais-je pu y trouver qui me concerne ? Note pour plus tard : regarder sur le Net s’il existe des manuels rédigés par des mères porteuses »

La lauréate du Prix Orange du Livre 2022 est…

ma chouchou ! D’où ma joie de voir le roman de Laurine Roux et les éditions du Sonneur mis en avant.

En tant que jurée, j’ai pu assister à la remise du prix Orange pour le roman ainsi que la BD. Cette soirée à Paris restera gravée dans ma mémoire. J’en ai profité pour y aller en famille et prolonger le séjour. Donc me voici de retour de Paris avec plein de souvenirs et en plus de la dédicace de Laurine Roux, j’ai reçu la BD de Jim Bishop que j’ai déjà lue et adorée. Je vous en parle très bientôt.

Retour sur la soirée de remise du prix

Jeudi soir, direction la Maison des polytechniciens ou l’hôtel de Poulpry dans le 7ème arrondissement, pour retrouver les membres des 2 jurys, les lauréats, des auteurs, des éditeurs, des blogueurs, des journalistes, etc. Le cadre est magnifique, l’ambiance est joyeuse et festive. Quel plaisir de retrouver mes collègues jurés-lecteurs mais aussi les anciens jurés. Nous avons d’ailleurs pu faire des photos avec un photographe présent et repartir avec les photos.

Après le discours d’Elizabeth Tchoungui et de Jean-Christophe Rufin, quelques jurés prennent la parole pour présenter le roman de chacun des finalistes. J’avais dit oui pour présenter celui de Laurine Roux, me voilà donc sur l’estrade, devant beaucoup de monde mais surtout j’avais en face de moi l’autrice et toute l’équipe des éditions du Sonneur. J’espère que mes mots ont bien reflété son roman. J’espère n’avoir pas oublié de mentionner un élément important du roman, une intention de l’autrice.

Et puis vient le tour de Catel et des jurés BD de présenter les 6 BD finalistes. J’ai d’ailleurs très envie de toutes les lire ! On ressent l’enthousiasme du jury BD et une très bonne ambiance de groupe, comme dans notre jury du roman.

L’annonce des résultats arrive enfin. La joie et l’émotion sont palpables. Laurine Roux a remercié beaucoup de personnes notamment sa famille qui lui permet de trouver du temps pour écrire, ses éditeurs, etc. Jim Bishop très ému n’avait pas préparé de discours. Nous avons vu deux auteurs, avec énormément d’humilité, monter sur l’estrade pour recevoir leur prix.

Le reste de la soirée, entre petits fours et champagne, m’a permis de discuter avec les uns et les autres. De mettre des visages sur des noms de blogueurs ou l’inverse ! D’échanger bien sûr avec Laurine Roux, qui est charmante.

Toute l’équipe de la Fondation Orange a été aux petits soins pour nous. Ce fut un plaisir de discuter avec le président du jury, les auteurs et les libraires. Cette aventure a été un vrai bonheur. J’ai gagné de nombreux amis passionnés littéraires que j’espère revoir. Je me réjouis d’intégrer la famille des anciens jurés. Et je vous recommande fortement de tenter votre chance l’année prochaine, n’hésitez pas à vous inscrire pour devenir juré(e) du Prix Orange du Livre 2023 !

Le 15 juin sera dévoilé le prix Orange du livre Afrique. A cette occasion je vous ferai gagner les livres des 3 lauréats 2022 grâce à la Fondation Orange et Lecteurs.com. Encore un grand merci à eux.

Pour en savoir plus

https://www.lecteurs.com/article/laurine-roux-laureate-du-14e-prix-orange-du-livre-pour-son-roman-lautre-moitie-du-monde/2444303

Pour lire ma chronique et savoir tout le bien que je pense de ce roman, cliquez sur le titre :
L’autre moitié du monde / Laurine Roux (Les éditions du Sonneur)

Les éditions du Sonneur : https://www.editionsdusonneur.com/

Le prix BD est attribué à Jim Bishop pour « Lettres perdues » (Glénat). Chronique à venir très prochainement.
https://www.lecteurs.com/article/jim-bishop-remporte-la-3e-edition-du-prix-bd-lecteurscom-pour-lettres-perdues/2444302

https://www.lecteurs.com/prix-bd-cnl

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2022-qui-sont-les-auteurs-et-libraires-membres-du-jury/2444236

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2022-les-lecteurs-membres-du-jury/2444230

https://www.lecteurs.com/article/les-20-romans-en-lice-pour-le-prix-orange-du-livre-2022/2444260

Retrouvez toutes mes chroniques depuis le début du jury avec le tag « Jury Prix Orange du Livre 2022 » :
https://joellebooks.fr/tag/jury-prix-orange-du-livre-2022/

La nuit recomposée / Jocelyn Lagarrigue

Ce roman est l’histoire d’un homme, Antoine. Il est comédien, il a 41 ans et se réveille à l’hôpital après un coma.

Il essaye de revenir à la vie, de reprendre le dessus mais quand Jack, le metteur en scène, lui annonce que le premier rôle ne sera pas pour lui, il chancelle.

Il rencontre une jeune comédienne, Alexia, dont il tombe amoureux. Il part alors de son foyer pour vivre une passion destructrice pour l’un comme pour l’autre.

On dit qu’il faut parfois toucher le fond pour ensuite remonter. On assiste à la chute de cet homme et à sa lente plongée dans la folie.

Je ne connais pas le monde du théâtre. Ce roman m’a permis d’assister aux répétitions telle une petite souris et d’entrevoir cet univers artistique.

J’ai lu ce livre dans le cadre de la sélection du Prix Orange du Livre et il ne m’a pas touchée. Je l’ai trouvé plutôt confus, mais le personnage l’est lui-même. Habituellement je mets des petits post-it pour relever les passages que j’ai aimés et les partager sur le blog. Pour celui-ci je n’en ai mis aucun. Bref je suis passée à côté de ce livre.

Note : 2.5 sur 5.

Prologue

« Je suis allongé sur un banc de sable par trente mètres de fond. Mon corps subit une pression hydrostatique importante, un massage puissant de tous les muscles ; mes poumons ont la taille de deux oranges sanguines, mon squelette est sous le joug du courant, un mouvement incessant, un rouleau à pâtisserie. Le sel qui devient concret. Avant je disais la mer est salée sans savoir de quoi il retournait. Ce matin, c’est différent, le sel existe – Dieu aussi, et il exerce sa pression sur tous les pores de ma peau. »

Et à la fin, ils meurent / Lou Lubie

La sale vérité sur les contes de fées

Impressionnante BD qui vulgarise l’histoire des contes avec beaucoup d’humour. Vous saurez la vérité sur le contes, car ils n’étaient pas destinés aux enfants au départ. Certaines histoires sont sanglantes, cruelles voire gores ! Les versions d’origines peuvent donc être violentes mais aussi sexistes ou racistes. Oubliez la version édulcorée de Walt Disney et de ses princesses héroïnes stéréotypées !

Les planches sont colorées avec le même camaïeu d’orange, de brun et de gris. C’est doux à regarder et du coup le côté sanglant ne ressort pas ! La tranche est joliment dorée. Ça pourrait faire un cadeau sympa, enfin si vous connaissez bien la personne à qui vous l’offrez !

Bref cette BD vous en apprendra beaucoup tout en vous faisant rire.

Note : 4.5 sur 5.

Prix Orange du Livre 2022 : votez !

En ce #MardiConseil ce n’est pas 1 mais 5 livres que je vous recommande de lire !

Lecteurs.com et Un endroit où aller proposent une rencontre ce soir avec les 5 finalistes du Prix Orange du Livre. Rendez-vous à 19h sur la page Facebook Un endroit où aller avec Karine Papillaud et Nathalie Couderc aux manettes.

L’occasion de découvrir les 5 finalistes et leur roman en 1 heure ! Si vous n’avez pas encore voté pour votre livre favori, peut-être que cette rencontre vous permettra de vous décider !

En tout cas moi je serai connectée pour suivre cette rencontre littéraire ! Je me réjouis d’entendre les autrices et auteurs parler de leur roman. Ma préférence et donc mon vote va à « L’autre moitié du monde » de Laurine Roux.

Rappel des 5 romans finalistes

(par ordre alphabétique d’auteur)

A vous de voter jusqu’au 02 juin 2022 (date avancée) !
https://www.lecteurs.com/article/les-cinq-romans-finalistes-du-prix-orange-du-livre-2022-sont-reveles/2444290

Retrouvez toutes mes chroniques depuis le début du jury avec le tag « Jury Prix Orange du Livre 2022 » :
https://joellebooks.fr/tag/jury-prix-orange-du-livre-2022/

Pour en savoir plus

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2022-qui-sont-les-auteurs-et-libraires-membres-du-jury/2444236

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2022-les-lecteurs-membres-du-jury/2444230

https://www.lecteurs.com/article/les-20-romans-en-lice-pour-le-prix-orange-du-livre-2022/2444260

L’homme sans fil / Alissa Wenz

Ce roman nous plonge à la manière d’une enquête dans le vie d’Adrian Lamo, un jeune hacker américain qui va devenir l’homme le plus haï. Il a dénoncé Bradley Maning, un soldat qui l’a contacté et a diffusé une vidéo, « Collateral murder » en 2010 sur le site WikiLeaks. Bradley Maning dispose également d’informations hautement secrètes sur la guerre en Irak que l’armée américaine n’aimerait pas voir divulguées.

Dans les première pages, l’autrice nous annonce la mort d’Adrian Lamo à l’âge de 37 ans. Il est retrouvé ainsi dans son appartement. La cause n’est pas formellement établie.

Vera Keller est journaliste. Elle écrit un article sur la mort d’Adrian Lamo, surnommé le « hacker sans abri » à l’âge de 20 ans pour son côté vagabond. Elle va alors contacter tous ses proches et amis. Chaque partie correspond à une personne interrogée. Le tout forme le portrait de cette homme marginal épris de liberté et ne souhaitant qu’aider les autres. On assiste à son inévitable chute.

Le style est plutôt journalistique. Les phrases et les chapitres sont courts. Je pense que l’écriture épurée ne m’a pas permis de m’attacher au personnage. La lecture est agréable, j’ai enchaîné les chapitres voulant en savoir davantage.

A la fin, vous trouverez une bibliographie recensant les articles sur Adrian Lamo et Bradley Maning. Un travail très documenté qui pose de nombreuses questions sur notre société très surveillée et numérique.

Et vous, qu’auriez-vous fait à la place d’Adrian Lamo ? Auriez-vous dénoncé Bradley Maning ?

Ce roman fait partie des 5 finalistes pour le Prix Orange du Livre 2022.
Vous pouvez voter pour votre roman préféré jusqu’au 02 juin (date avancée) sur le site lecteurs.com.

Note : 4 sur 5.

Incipit :

« Vous vous en souvenez. Vous avez vu cette vidéo. C’était le 5 avril 2010. La vidéo s’appelait « Collateral murder », meurtre collatéral. Elle apparaissait sur le site WikiLeaks. Une vidéo en noir et blanc. Vous l’avez vue. Vous avez vu ces images prises d’un hélicoptère américain, à Bagdad, en 2007. Des images en noir et blanc, dans le viseur. Une grande croix menaçante au milieu du cadre. Des voix américaines commentaient les individus qu’elles observaient. Leurs cibles. »

« Il est arrivé à Boston et il marche. Il aime marcher, une des choses qu’il préfère au monde, avec la soupe butternut et les ordinateurs. Il aime ne pas savoir où il va, sentir que quelque chose peut lui arriver, quelque chose de brûlant, un événement, une rencontre, l’anodin et le grandiose, savoir que la surprise peut surgir à tout instant, à chaque coin de rue, à chaque regard croisé. Marcher, regarder, autoriser les pensées à vaguer, être disponible à tout, tout le temps. »

« S’amarrer dans des villes inconnues, ne pas savoir où il va dormir, voilà ce qu’il aime. L’exaltation du nouveau. C’est exactement ce qu’il ressent quand il entre dans ses réseaux informatiques. Oui, c’est la même chose, se dit-il, c’est un acte de foi.
Il saisit son ordinateur portable, un Toshiba vieux de huit ans, passablement déglingué. Six touches manquent à son clavier. Il s’en moque aussi. Il se débrouille sans. Il est assis en tailleur, au centre de la pièce croulante, le Toshiba sur les genoux, le bleu de l’écran pour toute lumière.
Il pianote. Il s’enivre.
Les journaux l’appellent ainsi : le hacker sans abri. »

« En raccrochant ce jour-là, Gene se demande comment elle va intégrer ces informations à son article. Ce qu’elle osera dire. Ce qu’il faudra vérifier. Gene se demande à quoi ressemblait exactement le calvaire d’Emma, si Adrian Lamo a pris possession de sa messagerie comme il lui était si facile de le faire, s’il a effrayé les hommes qu’elle a essayé de fréquenter par la suite, Gene se demande s’il a tout su, vraiment tout, de ce qu’elle vivait ou tentait de vivre après leur rupture, s’il a continué à tirer les ficelles, à répondre à sa place à des messages d’amour ou de désir formulés par des hommes aussitôt congédiés par la toute-puissance du hacking, Gene se demande quelle place peuvent encore tenir le secret et la liberté dans nos vies suspendues à nos ordinateurs. »

« Vous êtes sur le répondeur d’Adrian Lamo, je ne peux pas vous répondre pour le moment, à cause de problèmes de réseau, de ma distraction, ou de ma mort. Si je suis mort, sachez que je vous aime depuis l’au-delà. Ce moment que vous vivez est donc particulièrement unique. Merci et excellente journée. »

« Il s’est habitué à la haine générale. Tous les jours, il pensait : Le monde entier me déteste, ce n’est pas grave, cela n’empêche pas le temps de s’écouler. C’est fou, comme le temps continue à s’écouler, quoi qu’il advienne. C’est fou, comme l’opinion des gens a finalement peu d’impact sur le cours des choses. On lui accorde bien trop d’importance. On a tort de la craindre. On a tort de vouloir être aimé, de se tordre dans tous les sens pour gagner un peu d’amour. Car enfin, cette hostilité universelle ne l’empêchait pas de se lever, de se faire livrer des pizzas, de boire du Coca, de prendre ses médicaments, de s’amuser sur son ordinateur, de s’endormir dans des lits sans draps. »

La Tour / Doan Bui

Voici un roman difficile à résumer car comme l’indique la quatrième de couverture dans cette tour du 13ème arrondissement de Paris il y a « 4 ascenseurs, 37 étages, 296 fenêtres et combien de vie ? », c’est une sorte de « Une Vie mode d’emploi 2.0 » en référence à Georges Perec.

On suit deux familles qui ont fui le Vietnam dans les années 1970. L’histoire postcoloniale est très présente, ainsi que la question de l’identité. D’autres personnages de cette tour apparaissent brièvement pour réapparaître plus loin et plus longuement dans le roman. La dernière partie du livre se passe en 2045, l’autrice observe la Tour et ses habitants anciens ou nouveaux. J’ai bien aimé le coté futuriste de cette partie que j’aurais aimé voir développée davantage.

Il faut tout de même que je vous prévienne, il y a des notes de bas de pages, assez nombreuses au début et qui parfois occupent plus de place que le texte sur la page. Certains adorent les notes de bas de pages alors que d’autres sont gênés dans leur lecture. Entrer dans ce roman demande peut-être un effort mais il en vaut clairement la peine. Les personnages et les histoires sont intéressantes. D’ailleurs les notes de bas de page sont utiles et sont souvent des histoires à elles seules.

Le propos est également intéressant. Doan Bui aborde les difficultés d’intégration pour ces familles vietnamiennes dans ce « Chinatown parisien » où on ne fait pas de différence entre les personnes asiatiques, tout le monde est Chinois aux yeux des gens.

Ce roman parle aussi de différence, de personnes qui cherchent leur place. Vous rencontrerez un jeune homme qui se prend pour un chien et surtout qui pense être la réincarnation du chien de Michel Houellebecq, et c’est très drôle.

Il y a aussi un étudiant sénégalais fan de Proust, une pianiste roumaine devenue nounou qui tente de joindre sa petite fille restée dans son pays, etc. Bref c’est un foisonnement d’histoires et de thèmes qui forment une radiographie de la France. Le roman se déroule en 2020, période du covid et donc du confinement dont les personnages évoquent les conséquences sur leur vie.

Un premier roman impressionnant par la somme des idées et sa construction mais aussi pour son ton piquant et sa plume incisive. Chaque personnage a une consistance et donne son point de vue, ses sentiments amenant le lecteur à réfléchir sur la société, sur son mode de vie. Un livre à la fois très actuel, instructif, drôle, plein de poésie que je vous invite à découvrir et à gagner sur mon compte Instagram grâce au concours organisé avec Lecteurs.com et la Fondation Orange !

Ce roman fait partie des 5 finalistes du Prix Orange du Livre 2022.
Votez pour votre roman préféré avant le 5 juin !

Note : 4.5 sur 5.

Incipit :

« On a récemment découvert que les pieuvres changent de couleur lorsqu’elles rêvent. Comme les pieuvres, les Tours changent de couleur la nuit. Peut-être qu’elles rêvent aussi. Il faudrait un biologiste urbain pour étudier les subtiles modifications qu’une Tour connaît sous la lune. »

« Tous les soirs, il s’était entraîné au « shift ultime ». Et puis un jour, c’était arrivé. Il s’était métamorphosé. Il avait fusionné avec l’âme du défunt chien de Houellebecq. Il était désormais Clément le chien. »

« Quand la ville fut déconfinée et que les parcs furent rouverts, Cléments se précipita au parc de Choisy. Il se mit à quatre pattes et aboya. Personne ne le regarda. La capitale était désormais habituée à l’étrangeté, on voyait des vieilles dames avec des bouts de tissu fleuri sur la bouche ou des bonnets de soutien-gorge recyclés, des passants se baladaient avec des masques de snorkeling, d’autres avec des visières en plastique : dans ce paysage surréaliste, un homme-chien passait inaperçu. En ce mois de mai 202, Clément était presque heureux. »

« C’était en plein centre-ville, Victor avait vu passer la manifestation, il n’avait pas compris ce qui se passait, il n’avait pas entendu la détonation, puis se rapprochant, il avait vu l’homme brûler. Il ne criait pas. Victor cru qu’il était illusionniste. Plus tard, cet événement serait qualifié d’historique. Mais Victor aurait du mal à en saisir la portée : on ne sait jamais, au moment où elle se déroule qu’on vit l’Histoire. Peut-être parce que c’est toujours les événements qui prennent le dessus, que l’Histoire avec son grand H écrase toujours les histoires individuelles. C’est si fragile, une vie. »

« Il était trop tard. Il ne pensait pas qu’il lui fût désormais possible de trouver un refuge ailleurs.
Qu’il lui fût. Encore un imparfait du subjonctif. Est-ce que ça s’entendait un accent circonflexe quand les vrais Français le prononçaient ?
C’était si beau, l’imparfait du subjonctif. »

« Le monde se séparait en deux. Ceux qui voyaient clair et loin, et pouvaient agir sur le réel. Et ceux qui voyaient flou, contraints à subir. Des touristes égarés incapables de lire les panneaux d’orientation, des losers de l’existence. »

« Des nha que ! (Ça se prononçait niakoué, insulte qui les désignaient eux, les chinetoques. En vietnamien, ça voulait dire « ceux qui vivent à la campagne », et par extension : plouc, ringard, blédard, naze, en somme.) Voilà ce qu’ils étaient devenus. »

« Ses parents étaient français, leur décret de naturalisation, le 189488X78, était immortalisé dans le Journal Officiel. Ils avaient une carte d’électeur, une carte Vitale, tous ces bouts de plastique et de papiers étaient de précieuses preuves d’existence (et l’on n’a jamais assez de preuves d’existence quand on vient de nulle part), mais en temps de crise, ça ne pesait pas grand-chose. Le pire était toujours possible. Partout dans le monde, on s’en prenait aux Asiatiques. Coupables d’avoir colporté le virus. »

« 1. Il s’agit d’une journalistes dénommée Doan Bui qui, notons-le, ne fait pas honneur à la profession puisqu’elle vient d’enfreindre la charte de déontologie de la presse, selon laquelle un professionnel de la presse ne doit pas mentir sur ses fonctions pour obtenir des informations. Encore plus méprisable : sa façon de parler vietnamien pour amadouer cette pauvre Alice Truong qui est tombée dans le panneau. »

« 1. Si en France, tous les restaurants asiatiques, qu’ils soient japonais, vietnamiens ou thaïs sont tenus par des Chinois, à Budapest, Berlin ou Bucarest, ce sont les Vietnamiens qui tiennent les restaurants de sushis, de nouilles chinoises, voire de nan indiens, sans compter les salons de massage thaïs. Au 12ème étage de la Tour, Quyn Anh Pham, Vietnamienne, a ainsi été quand elle habitait à Berlin thaïlandaise dans un salon de massage, japonaise dans un restaurant de sushi, taiwanaise dans un bar à bubble tea. »

« Elle avait téléchargé l’application « Écrivez vos romans en un mois », avant d’abandonner pour un générateur de poésie aléatoire. Elle s’essaya à la méditation Vishapana, « Apprenez à méditer en 2 minutes chrono ! », mais même ces deux minutes étaient trop longues. Son cerveau, drogué, s’était habitué à sautiller d’une image à l’autre. Elle ne parvenait même plus à lire un roman, happée par les notifications de son téléphone. La force centripète du Web la décentrait. »

« Effacer les plis au fer était une façon comme une autre de se venger des accrocs inattendus de l’existence. »

« Machinalement, elle se mit à scroller sur son téléphone. L’icône de Tinder clignotait, elle haïssait la petite flamme rouge, la farandole des photos, le catalogue de chair fraîche à disposition. C’était aussi angoissant que faire ses courses au Franprix : ça commençait par les tergiversations autour des yaourts, fallait-il opter pour du 0% ou du 2% de matière grasse, bifidus, velouté, grec, ou plutôt soja, les laitages étaient mauvais pour l’organisme, mieux valait le yaourt de soja, mais le soja n’était-il pas bourré d’OGM, et le jambon, sans sel ajouté, bleu blanc cœur ou sans nitrites de sodium ? »

« Avec la liberté venait le doute. On marchait, on hésitait à la croisée des chemins, plantée devant les carrefours, où la petite voix off susurrait : à droite, à gauche, fais ton choix, et ne te trompe surtout pas, tu n’auras pas de vie supplémentaire. La voix n’était pas aussi rassurante que celle, ferme et synthétique, du GPS qui assénait « Faites demi-tour immédiatement ». Elle était filandreuse, insaisissable, noyée de milliers d’échos, qui ouvraient d’autres portes, d’autres possibilités, d’autres chausse-trappes. »

« Le sexe sans amour, pour elle, c’était comme le jogging. Au départ, on trouvait ça formidable, on se sentait héroïque d’avoir réussi à terminer un tour de parc, mais le plus pénible était le moment qui précédait, où il fallait enfiler des baskets et se dire « quand il faut y aller, faut y aller ». »

« Quant aux Occidentaux, les Tay, Alice Truong les haïssait, mais elle les admirait aussi. Elle avait toujours respecté la force et la puissance, fussent-elles injustes. Les Blancs décidaient de l’avenir de la planète. La décolonisation ? Quelle blague. Les Blancs avaient gardé l’argent et le pouvoir. Leur supériorité innée, était telle, que lorsqu’ils s’installaient dans un pays étranger, ils n’étaient pas des « immigrés », mais des « expatriés », fêtés et flattés. Un jour, dans un instant d’accablement, Alice avait fait cet étrange aveu :
– Peut-être que nous avons fait quelque chose de mal, dans une vie précédente, pour avoir tant de malheurs et n’être pas aussi blancs qu’eux. »

« C’est vrai, tout était rigide chez Virgile, son vieux costume en velours exhumé des années 60, sa façon de parler, son français châtié et désuet, dont elle se moquait. « Tu emploies même des imparfaits du subjonctif comme mon père, personne n’emploie le passé simple et l’imparfait du subjonctif, à part dans les livres. » »

Les finalistes du Prix Orange du Livre 2022

J’ai passé une très belle matinée en compagnie des jurés du Prix Orange du Livre 2022. J’en ai profité pour faire une dédicace et une photo souvenir avec Jean-Baptiste Andrea. Et je dois dire que je suis repartie avec plein de beaux souvenirs et de sympathiques échanges avec tous. Une belle expérience que je vous recommande vivement.
À mon grand étonnement nous avons réussi à arrêter la liste des 5 finalistes en 1h, alors que je pensais que nous devrions argumenter et discuter au moins 3h. Bref nous avons été d’une redoutable efficacité grâce à notre président Jean-Christophe Rufin et Françoise Fernandes.
J’ai un seul regret pour le roman « Je suis la maman du bourreau » de David Lelait-Helo qui a été un coup de cœur pour moi et ne figure pas parmi les finalistes. Mais il n’y a que 5 places. Le choix s’est effectué collégialement donc en fonction du nombre de voix. Nous avons écarté les livres ayant déjà été primés, ceci explique pourquoi vous ne trouverez pas le roman de Laurine Thizy et d’Elena Piacentini.
Il me reste encore deux chroniques à rédiger et à partager très prochainement.

Les 5 romans finalistes

(par ordre alphabétique d’auteur)

A vous de voter jusqu’au 02 juin 2022 !
https://www.lecteurs.com/article/les-cinq-romans-finalistes-du-prix-orange-du-livre-2022-sont-reveles/2444290

Le nom du lauréat sera dévoilé le 09 juin lors d’une soirée où le jury se retrouvera une dernière fois pour une belle fête.

A noter également dans vos agendas, le 31 mai à 19h, Karine Papillaud animera une rencontre en ligne avec les 5 finalistes. Plus d’infos à venir sur Un endroit où aller.

Retrouvez toutes mes chroniques depuis le début du jury avec le tag « Jury Prix Orange du Livre 2022 » :
https://joellebooks.fr/tag/jury-prix-orange-du-livre-2022/

Pour en savoir plus

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2022-qui-sont-les-auteurs-et-libraires-membres-du-jury/2444236

https://www.lecteurs.com/article/prix-orange-du-livre-2022-les-lecteurs-membres-du-jury/2444230

https://www.lecteurs.com/article/les-20-romans-en-lice-pour-le-prix-orange-du-livre-2022/2444260