Tante Dimity et le mystère de noël / Nancy Atherton

Ce 4ème tome des aventures de Lori et Tante Dimity est toujours aussi savoureux. Il se déroule au mois de décembre, période où Lori essaye de perpétuer les traditions familiales. Mais c’est sans compter un SDF retrouvé dans la neige dans un buisson du cottage. Qui est cet homme ? Que vient-il faire chez elle ?

En attendant qu’il revienne à lui, Lori mène l’enquête et rencontre comme d’habitude une galerie de personnages atypiques et attachants. On retrouve avec plaisir certains protagonistes des autres tomes de cette série de cosy mystery.

En prime la recette des biscuits en forme d’anges ! Le prochain tome sort le 16 janvier et je serai très certainement au rendez-vous.

Avec cette lecture, je coche la case « Lire les pieds dans la neige » du challenge de l’hiver VLEEL !

Traduit de l’américain par Axelle Demoulin et Nicolas Ancion.

Note : 4 sur 5.

Incipit :
« Mon père est mort quand j’avais trois mois. Je ne me rappelle ni son rire ni ses bras. Les seuls souvenirs que j’ai de lui m’ont été transmis par les anecdotes de ma mère et des albums photo que j’ai consultés mille fois. »

« C’est l’effet de Kit, pensai-je, légèrement étourdie. Il se frayait un chemin dans le monde aussi silencieusement que la neige qui tombe, et pourtant chacun était remué par son passage. L’infirmière, Mlle Willoughby, Julian Bright, Anne Somerville, Luke Boswell, et maintenant le pasteur… toua avaient été inspirés par Kit Smith. Comme s’il avait laissé une traînée de bienveillance dans son sillage pour que nous puissions la suivre. »

Où que j’aille / Bruno Doucey

Bruno Doucey nous offre à nouveau un très beau portrait de femme avec Zena, résistante en Crète, lors de l’envahissement par l’armée allemande en 1941. Elle n’a alors que 17 ans mais sa vie se transforme en destin.

C’est toute une population qui résiste. Plusieurs intrigues se développent en suivant divers personnages, des bergers devenus résistants mais aussi un ignoble protagoniste, l’Oberfeldwebel Schubert. Le rythme s’accélère à l’approche du danger pour Zena et sa famille.

Impossible de lâcher cette héroïne, j’ai dévoré ce roman intense en émotions. Véritable hymne à la liberté, ce livre fourmille d’histoires : de famille, d’amour, de secrets, d’ode à la nature.

On croise des personnages de ses précédents romans, notamment Melina dans « Indomptables ». On rencontre leurs ascendants et on découvre leurs racines. Avec « Ne pleure pas sur la Grèce », ces 3 livres forment une trilogie sur l’engagement et la résistance. Ils peuvent se lire séparément et dans n’importe quel ordre. On peut aussi rapprocher l’œuvre de Bruno Doucey de celle de Murielle Szac, qui partage sa vie et les mêmes thèmes d’écriture, avec entre autres « Eleftheria » et celui à paraître aux éditions Emmanuelle Collas.

L’écriture est toujours poétique et pleine d’humanité. Encore un très beau roman touchant et engagé. Un coup de cœur de cette rentrée littéraire d’hiver que je vous recommande.

Je remercie les Éditions Emmanuelle Collas pour cette magnifique lecture

Replay et podcast de la rencontre VLEEL à venir !

Note : 5 sur 5.

Incipit :
« Mönichkirchen
22 avril 1941
Un silence de mort règne dans la salle du quartier général où le Führer est sur le point de faire son apparition. »

« Je suis calme.
Calme et résolue.
En cet instant, à l’heure de mener à bien ma première course en montagne, je mesure les changements qui se sont opérés dans ma vie. Il y a un an, j’avais abandonné mon travail et mes études en raison de la guerre. Je me trouvais à Anogia, presque à l’abri, comme terrée, et me voici maintenant exposée à tous les vents de la résistance. Sans fusil ni grenade, sans bataillon ni place forte à défendre, avec mes jambes pour seule escorte, mon sens de l’orientation, et l’endurance qui sied à de telles opérations. »

« Il est deux ou trois heures du matin, et je suis seule dans la montagne.
Ne pas laisser l’imagination me jouer des tours, Zena.
Scruter la nuit, avec la prudence qu’il faut, mais faire taire le tumulte des pensées.
Fermer la porte à la peur.
Se remettre en marche.
Avancer, longer les falaises, jusqu’au moment où le sentier obliquera vers le sud.
Je me rassure. Une montagne n’est ni mauvaise ni bonne, une montagne hostile, ça n’existe pas. Ce sont les êtres humains qui projettent sur les lieux des sentiments qui leur sont propres. La falaise est une falaise, le gouffre est un gouffre. Tout le reste est imagination. »

« Les souvenirs chantent dans ma tête comme un ruisseau.
Tout m’a été donné d’un coup, l’année de mes dix-sept ans : le désir et la liberté, l’amour et le combat, la littérature et la vie. »

« Un nom qui sème la terreur est déjà sur toutes les lèvres : le Jagdkommando Schubert, mené par un sous-officier de la Wehrmacht à qui l’on a confié la mission de terroriser les Crétois. »

« En cet instant, le berger a une conscience aiguë de ce qui est en train de se jouer. La guerre n’est plus la guerre, ou plus exactement une autre guerre vient de débuter, qui ignore les lois de celle qu’il a connue en 1941 lorsqu’il ajustait les soldats allemands à la mire de son fusil pour défendre sa terre. Désormais, on vole, on viole, on pille, on rafle, on anéantit, et les civils servent de monnaie d’échange. L’équation est simple : soit tu déposes les armes, résistant crétois, soit on brûle ton village, on martyrise ta mère, on livre ta sœur à l’avidité des hommes de troupe, et on te laisse le soin d’offrir une sépulture au corps des enfants calcinés.
La liberté ou la mort, proclamais-tu hier.
Ta reddition ou l’anéantissement, te rétorque-t-on aujourd’hui. »

« Le jour va bientôt se lever. Celles et ceux qui se réveillent tôt savent qu’il y a deux moments, celui où le ciel s’embrase sans que l’on sache d’où proviennent les lueurs, et celui où apparaît le soleil. Quand il sort de la mer, quand il fait éclater la crête des montagnes, quand il déchire la brume pour imposer sa splendeur, il est déjà trop tard. C’est l’instant d’avant qui importe. Celui où le noir devient rouge, rose, orangé. Le seul moment où les dieux ne sont pas encore morts, où le jour et la nuit s’unissent dans une étreinte furtive, avant de séparer pleinement. Qui saisit cet instant s’empare d’un fragment d’éternité. Je l’aurai vu mille fois, et mille fois différent. La beauté du monde est toujours nouvelle. »

Hors champ / Marie-Hélène Lafon

Marie-Hélène Lafon est une de mes autrices préférées. Je ne manque aucune publication. Ce nouveau roman reprend les thèmes chers à l’écrivaine : la ruralité (plus particulièrement le Cantal), la vie à la ferme, les relations familiales et ses obligations. Certains passages ont déjà été publiés dans des textes parus récemment, comme « La vie de Gilles ». Il fait aussi écho au livre « Les Sources » où on entrevoyait les personnages.

Dans « Hors champ », elle s’attache plus particulièrement à son frère, Gilles. Elle retrace 50 ans de sa vie, entre silences et non-dits. Elle parle de l’enfance, de la violence du père, du fait qu’il n’a pas le choix de sa vie. Il est le fils, il doit reprendre la ferme. Alors qu’elle, Claire dans le roman, elle vit sa vie à Paris et ne revient jamais très longtemps à la ferme. Quand elle s’y trouve, elle s’active tout le temps : lessive, repassage, ménage. Elle aborde les moments où Gilles se livre, ses difficultés, ses regrets, les peurs et les drames qui le hantent. En parlant de son frère, elle évoque aussi sa vie, ses souvenirs. Avec toujours cette honte du quand dira-t-on et de ne rien dévoiler de l’intimité familiale.

J’ai eu envie de souligner toutes les phrases du livre. Chaque mot est juste. L’essentiel est là, comme à chaque fois, avec précision et dans une langue magnifique. Roman après roman, Marie-Hélène Lafon nous donne encore des clés pour entrer davantage dans son œuvre, puissante.

Avec cette lecture de la rentrée littéraire d’hiver 2026, je coche la case « roman rural » du challenge de l’hiver VLEEL !

#lafonmania

Note : 5 sur 5.

Incipit :
« La balançoire grince sous l’érable dans la cour verte et bleue. Claire et Gilles sont ressortis en pyjama après la grande toilette du samedi. Leur mère n’a rien dit, elle était trop occupée à ranger les affaires du bain, la bassine, la serviette, le gant. Gilles ne se balance pas, il est assis sur le mur du jardin et il regarde devant lui. Il ne regarde pas sa sœur ; il ne l’accompagne pas comme il le fait parfois en imitant le mouvement de ses jambes pour se donner de l’élan. Claire sent qu’il est là sans être là, comme s’il avait le pouvoir de sortir de son corps quand il le veut, ou quand il a peur. »

« L’écran de la télévision est bombé, comme leurs fronts, le sien et celui de son frère ; ça leur vient de famille mais ça s’arrange avec le temps. »

« Jusqu’à la fin de la cinquième, elle aurait préféré être un mâle, un couillu ; ensuite elle a changé d’avis. »

« Gilles regrette que cette grand-mère, du côté de la mère, habite aussi loin, à l’autre bout du département, et ne vienne pas plus souvent à la ferme. Le père la respecte et se retient quand elle est là ; elle n’a pas besoin de parler, il suffit qu’elle soit présente pour que l’on vive mieux pendant quelques jours mais ça ne dure pas et le père se rattrape après son départ comme s’il avait de la méchanceté en réserve. Pour le père, il hésite entre méchant et fou et il pense qu’il est les deux à la fois ; on doit se méfier tout le temps, on ne sait pas d’où vont venir les mauvaises paroles et les coups tordus mais ils vont venir, c’est sûr, et il faudra faire face. Il voit que la mère fatigue ; elle a autant de mal que lui à se lever, elle se recouche quand il est enfin descendu à l’étable, elle refuserait de l’avouer mais il en est certain. Même s’il le voulait vraiment, même s’il avait le culot de tout plaquer et de laisser le père se débrouiller avec sa ferme, ses vaches, ses fromages, son ouvrier et tout le bazar, il ne pourrait pas laisser la mère derrière lui, seule avec le père ; et elle ne quittera jamais la ferme, jamais. »

« Il savait que sa sœur lui aurait répété sa phrase, cette phrase qu’il ne comprenait pas bien, si un jour tu veux arrêter tout ça, tu peux compter sur moi. »

« Il ne disait plus le père, il disait le vieux ou l’autre quand il parlait à sa sœur qui l’écoutait sans l’interrompre les rares fois où ils étaient seuls, dans le pré, ou dans la voiture, pendant les leçons de conduite qu’il lui donnait sur la petite route du plateau. Il ne la regardait pas, il déroulait en boucle des phrases folles qu’il ne reconnaissait pas. Il voyait que sa sœur était complètement dépassée, elle bougeait les mains sans raison et ses pieds s’agitaient aussi quand elle était assise sur le siège à côté de lui. Il la trouvait de plus en plus maigre, supposait que c’était à cause de cette vie qu’elle avait à Paris, une vie qu’il n’imaginait pas. Elle avait étudié, elle était devenue professeur, mais elle continuait à étudier encore, il ne savait pas pourquoi. Quand elle venait quelques jours à la ferme, elle ne tenait pas en place, changeait les draps, repassait et rangeait le linge, passait l’aspirateur partout et allait même jusqu’à lustrer avec de la cire les boiseries de sa chambre. »

« Depuis deux ans, ils donnent le lait au laitier de Condat, on a toujours dit donner au lieu de vendre, et c’est une défaite ; le père la vomit et la ressasse, la mère parle d’autre chose, mais Claire comprend que l’honneur des parents est perdu. »

« Le dernier matin, avant de partir, elle descend au bord de la Santoire et passe par l’étable pour lui dire au revoir avec des mots maigres, les mots de l’hiver, toujours les mêmes, j’ai posé ton cadeau sur ton lit, je reviens bientôt, bon courage tiens bon, j’appellerai le 1er janvier pour souhaiter la bonne année. Elle ne l’embrasse pas, il n’aime pas ça, elle non plus ; si c’est possible, elle le touche, elle pose une main sur son épaule, elle est plus petite que lui, elle le regarde aux yeux. »

« Sa sœur écrit des livres. La mère les lit et les garde sur une étagère dans sa chambre ou sur le rebord de la fenêtre à côté de la table à repasser avec le dictionnaire et les catalogues. Deux ou trois fois des gens lui en ont parlé au café à Lugarde parce qu’il y avait eu un article dans le journal. Un type de Saint-Bonnet a même fait rigoler tout le monde en disant qu’il fallait pas raconter n’importe quoi devant lui parce que s’il le répétait à sa sœur, on pouvait finir dans un livre. Marianne n’a pas ru et a calmé ce gars qui a la langue pointue et fait souvent le malin pour amuser la galerie. »

« Détraqué ; la mère employait ce mot au téléphone pour parler de lui à l’époque de Christine et aussi de Nadine ; le même mot que pour la pendule quand elle retarde ou s’arrête carrément ; la pendule se détraque, la télévision aussi, le lave-vaisselle, la cafetière, mais on peut changer les choses ou les réparer. On ne change pas les gens et il ne sait pas comment il faudrait s’y prendre pour les réparer. »

« C’était en 1976, l’année de la grande sécheresse. Claire s souvient exactement des mots de sa mère, on aurait arrêté là les frais si tu avais été un garçon. Elle allait avoir quatorze ans et n’avait pas répondu à sa mère que longtemps, elle aurait préféré, elle aussi, être un garçon. Elle n’avait rien dit parce que, depuis toujours, elle ne peut pas vraiment parler avec sa mère : elle l’écoute, elle lui donne plus ou moins vaguement la réplique, mais elle sent, elle sait qu’il est impossible d’aller plus loin avec elle et de passer de l’autre côté du flux ordinaire. Sa mère est barricadée ; parfois, quelque chose, une expression, suinte, ou fuse, comme une giclée de pus, on aurait arrêté là les frais ; et c’est tout. Ensuite ça tient, c’est écrit en lettres de fer et de feu, ça résiste à l’abrasion des années et Claire appelle ça des scènes. Elle a compris, depuis les premières confidences chuchotées entre amies au pensionnat, que chacun s’arrange avec les siennes, une maigre poignée, ou un répertoire plus ou moins fourni, une litanie, une encyclopédie de scènes. »

« La route est belle ; d’abord le plateau, couché sous le ciel immense, scarifié de clôtures, émaillé de vaches en troupeaux, marqueté de rares bosquets toujours mangés de vent ; ensuite la côte de Lugarde qui plonge vers la vallée de la Santoire, la traversée du bourg et la ferme au bout d’un chemin pentu ourlé de noisetiers. La pente du chemin est inscrite sous la plante de ses pieds, dans ses jambes, son bassin, sa colonne vertébrale, ses épaules, sa nuque. »

« Elle s’accroche aux choses qui restent à leur place et ne font pas défaut. »

« Elle se lance, c’est du beau foin cette coupe, quand tu auras fini de faner, tu viendras manger un dimanche, comme on fait toujours, je me mettrai en cuisine, je m’appliquerai, pour ton anniversaire, tes cinquante ans. Il s’est tourné vers elle et, avant de remonter sur le tracteur, il a dit sans hargne dans un sourire cabossé, cinquante ans de quoi, cinquante ans de vie de merde. »

La fille de la mère / Cathy Karsenty

Il s’agit d’un roman autobiographique pour ce premier roman de l’illustratrice Cathy Karsenty. Sa mère, Claudine, perd la mémoire. Entre silences et non-dits, elle raconte la vieillesse, la maladie d’Alzheimer, la culpabilité de placer sa mère en Ehpad. Mais surtout elle dresse le portrait de cette femme qui reste un mystère pour elle. Elle n’a connu que sa mère qui l’a élevée seule. Claudine a préféré se passer du père, déjà marié et père de famille. La narratrice raconte comment ses parents se sont rencontrés, la vie en Algérie puis en France.

Un livre qui se lit vite avec une succession d’anecdotes. Les chapitres sont très courts, souvent 2 pages. Le style est agréable et le ton frôle souvent l’humour. On ressent la justesse des propos sur la maladie et l’état de santé qui se dégrade. J’ai noté quelques phrases qui claquent comme des punchlines.

A lire si vous aimez les récits intimes, les romans sur les relations mère-fille ou si vous cherchez des fictions sur le thème de la maladie d’Alzheimer ou la fonction d’aidant.

Je remercie Babelio et le Seuil pour cette masse critique privilégiée de la rentrée littéraire d’hiver.

Note : 3.5 sur 5.

Incipit :
« Je pense écrire un livre sur ma mère. Je prends des notes, j’en parle un peu autour de moi. L’Algérie, l’histoire clandestine avec un homme marié, mon père, puis Alzheimer, Rotschild. Oui mais ce sera drôle, je précise. »


« Une vie entière à ne pas se parler, ça laisse des traces. »

« Ses propos n’ont plus aucun sens. Elle cherche ses mots, ils se télescopent, ses paroles sont des cut-up opaques et poétiques. Mais parfois de brefs éclats de conscience lui font former des phrases apparemment sensées dont je ne sais pas quoi faire.
– J’ai parlé à ton père. Il m’a dit qu’il regrettait de ne pas avoir été plus présent pour toi. Qu’il avait loupé le coche (une expression bien à elle).
– Ah ? Mais quand a-t-il dit ça ?
– Attends, laisse-moi réfléchir… »


« En vidant l’appartement, je retrouve cette feuille où il est écrit au milieu « Se souvenir de moi ». Perplexe, je me demande quel message elle a cherché à me faire passer… Puis je comprends qu’il s’agit d’un pense-bête, pour bien cocher la case « Se souvenir de moi » de je ne sais quel site, afin de ne pas avoir à redonner inlassablement son mot de passe. On sous-estime la brutalité de ces nouveaux outils et leur barbarie infligée à une dame de quatre-vingt-cinq ans qui essaye de se débrouiller toute seule, sans trop embêter sa fille jamais disponible, et qui finira par tout oublier alors qu’elle avait pourtant coché cette foutue case. »


« Mais pourquoi nier l’évidence, je suis bien la fille de ma mère, si opaque soit cette dernière. »

La rentrée littéraire d’hiver 2026

363 romans francophones paraissent en cette rentrée littéraire d’hiver dont 65 premiers romans (source : Livres Hebdo), soit une très légère micro-baisse de la production. Voici ma sélection de romans francophones, essais littéraires et recueils de poésie.

A noter que cette sélection peut augmenter en fonction des deux soirées de présentation de la rentrée littéraire organisées par VLEEL (Varions les éditions en live) les 02 et 04 janvier 2026 avec : Dépaysage, L’Arche, Le Gospel, Emmanuelle Collas, Les Argonautes, Zulma, Philippe Rey, les éditions du Sonneur, Bouclard, Ateliers Henry Dougier, Monts Métallifères, La Contre-Allée, Bruno Doucey.

Pour ma part j’ai encore de belles piles à lire de la rentrée littéraire 2025. Je pense concentrer mes lectures sur celle-ci plutôt mais je serai très certainement tentée en passant devant les vitrines des librairies.

Mes chouchous, repérés, notés, achetés ou bientôt dans ma PAL :

  • Hors champ / Marie-Hélène Lafon (Buchet Chastel, 02/01/26, 19€90)
  • La vie entière / Timothée de Fombelle (Gallimard, 02/01/26, 10€)
  • La fille de la mère / Cathy Karsenty (1er roman, Seuil, 02/01/26, 19€)
  • Elizabeth va très bien / Julien Dufresne-Lamy (JC Lattès, 07/01/26, 20€90)
  • Protocoles / Constance Debré (Flammarion, 07/01/26, 19€)
  • L’imparfait / Eric Reinhardt (Stock, Ma nuit au musée, 07/01/26, 19€90)
  • Philip & moi / Colombe Schneck (Stock, 07/01/26, 22€)
  • Le visage de la nuit / Cécile Coulon (L’Iconoclaste, 08/01/26, 21€90)
  • Un abri pour Lampedusa / Elsa Régis (1er roman, Les éditions du Panseur, 08/01/26, 19€)
  • Fossiles / Laurence Potte-Bonneville (Verdier, 08/01/26, 21€50)
  • Petit fruit / Marion Fayolle (Gallimard, 08/01/26, 16€)
  • Albin / Martin Harnicek (roman tchèque, Monts Métallifères, 09/01/26, 18€)
  • Les jeux heureux de l’enfance / Charlotte Gneuss (1er roman allemand, Les Argonautes, 09/01/26, 21€)
  • Où que j’aille / Bruno Doucey (Ed. Emmanuelle Collas, 09/01/26, 21€90)
  • Ici, les miracles ont un goût de ciel / Adeline Fleury (Charleston, 13/01/26, 19€)
  • Grand prince / Alexia Stresi (Flammarion, 14/01/26, 21€)
  • Ma gloire / Florent Oiseau (Gallimard, 15/01/26, 19€)
  • L’enfant de l’ogre / Delphine Saubaber (Phébus, 15/01/26, 21€90)
  • Je suis Romane Monnier / Delphine de Vigan (Gallimard, 15/01/26, 22€)
  • Mouette / Dimitri Rouchon-Borie (Le Tripode, 15/01/26, 19€)
  • Tante Dimity et le manoir aux esprits / Nancy Atherton (roman américain, Verso, 16/01/26, 14€90)
  • On ne verra pas les fleurs le long de la route / Eric Pessan (Aux forges de Vulcain, 16/01/26, 19€)
  • Créer c’est résister / Gilles Defacques (manifeste, La Contre-allée, 16/01/25, 4€50)
  • Lettre de Francfort / Edith Bruck (roman italien, Rivages, 21/01/26, 20€)
  • L’immontrable / Pauline Delabroy-Allard (poésie, Julliard, 22/01/26, 21€50)
  • Vulcain / recueil de nouvelles pour les 15 ans de la maison d’édition (Aux Forges de Vulcain, 23/01/26, 20€)
  • Liberté : visas pour un monde ouvert / recueil de poésie (éd. Bruno Doucey, 23/01/26, 22€)
  • Yawenda’ : des glaçons comme du verre / Isabelle Picard (Dépaysage, 23/01/26, 22€)
  • Poèmes à l’usage d’un monde en flammes / recueil de poésie (Castor Astral, 29/01/26, 18€)
  • Les cahots de l’Anthropie / Antonio Exposito (Le Panseur, 05/02/26, 19€)
  • Mimi en bois / Adèle Fugère (Buchet Chastel, 05/02/26, 14€50)
  • Fais du feu / Rodney Saint-Eloi (poésie, Mémoire d’encrier, 06/02/26, 15€)
  • Le livre de la lueur / Carl Norac (éd. Bruno Doucey, 06/02/26, 16€)
  • Un graal / Fabrice Chillet (Bouclard, 11/02/26, 19€)
  • D’aucune aube / Antoine Sanchez (L’Atteinte, 11/02/26, 13€)
  • Barques d’ombre / Gyrdir Eliasson (littérature islandaise, La Peuplade, 19/02/26, 20€)
  • Coquilles / Julia Kerninon (poésie, Castor Astral, 19/02/26, 9€90)
  • Manifeste Assi / Natasha Kanapé Fontaine (poésie, Dépaysage, 06/03/26, 12€)
  • Espoir / Djaïli Amadou Amal (Ed. Emmanuelle Collas, 20/03/26, 22€)

Ils ont l’air bien tentant, à découvrir ou à suivre :

  • Princesse / Kinga Wyrzykowska (Seuil, 02/01/26, 22€)
  • Viens Elie / Jonas Sollberger (1er roman, Minuit, 02/01/26, 17€)
  • La disparition des choses / Olivia Elkaim (Stock, 02/01/26, 19€50)
  • Peuple de verre / Catherine Leroux (L’Olivier, 02/01/26, 21€50)
  • D’ailleurs ce n’est pas ma maison / Thiphaine Le Gall (La Manufacture de livres, 02/01/26, 20€90)
  • Ton cadavre exquis / Marion Quantin (1er roman, POL, 02/01/26, 19€)
  • Il y a une autre rive / Étienne de Montety (Stock, 02/01/26, 20€50)
  • Les habitantes / Pauline Peyrade (Minuit, 02/01/26, 18€)
  • Les années souterraines / Hugo Lindenberg (Flammarion, 07/01/26, 21€)
  • Terre des sans-patrie / Mahmoud Soumaré (Globe, 07/01/26, 22€)
  • Femmes tout au bord / Clarisse Gorokhoff (Actes Sud, 07/01/26, 20€)
  • L’enthousiasme / Carole Boinet (1er roman, Stock, 07/01/26, 21€90)
  • La guerre des os / Benjamin Hoffmann (Denoël, 07/01/26, 22€)
  • Le grain de beauté / Mathieu Simonet (Philippe Rey, 08/01/26, 22€)
  • L’enfant du vent des Féroé / Aurélien Gautherie (1er roman, Noir sur Blanc, Notabilia, 08/01/26, 20€)
  • Si tu traverses les eaux / Justine Bo (Gallimard, 08/01/26, 18€)
  • Venise, millefleurs / Ryôko Sekiguchi (POL, 08/01/26, 20€)
  • Le dernier roi de Marettimo / Grégoire Domenach (Christian Bourgois, 08/01/26, 20€)
  • La mer et son double / Julia Lepère (1er roman, Ed. du Sous-sol, 08/01/26, 21€)
  • Leurs désirs immenses / Léa Lhermet (1er roman, L’Iconoclaste, 08/01/26, 20€90)
  • Un trésor : roman à boire / Grégory Nicolas (Les Escales, 08/01/26, 20€90)
  • L’étreinte des siècles / Emmanuelle Pirotte (Le Cherche Midi, 08/01/26, 21€)
  • L’Ami secret / Frédéric Doré (Buchet Chastel, 08/01/26, 21€90)
  • Le nord à contre-jour / Aude Seigne (Zoé, 08/01/26, 18€)
  • Les filles / Sophie Avon (Mercure de France, 08/01/26, 17€)
  • Garcia Lorca et le poète birman / Nour Malowé (Récamier, 08/01/26, 20€90)
  • Ce qu’il reste de l’homme selon Giacometti / Aurélia Ojeda-Cassigneul (HD ateliers Henry Dougier, 08/01/26, 14€90)
  • Fille de pute / Swann Dupont (1er roman, Istya & Cie, 08/01/26, 20€)
  • Chiens / Julien Viteau (1er roman, Verdier, 08/01/26, 18€)
  • Les cogne-trottoirs / Bartabas (1er roman, Gallimard, 08/01/26, 21€)
  • La danse sur le volcan / Marie Vieux-Chauvet (Zulma, 08/01/26, 23€)
  • Madame Bovary, ma mère et moi / Samira El Ayachi (L’Aube, 09/01/26, 19€90)
  • Le ciel l’a mauvaise / Eléa Marini (1er roman, éditions de L’Olivier, 09/01/26, 20€)
  • Aqua / Gaspard Koenig (L’Observatoire, 09/01/26, 23€)
  • Brûler grand / Juliette Oury (L’Observatoire, 09/01/26, 21€)
  • J’écrirai votre histoire / Claire Léost (JC Lattès, 14/01/26, 20€)
  • Prélude à la goutte d’eau / Rémi David (Gallimard, 15/01/26, 22€)
  • Chimères tropicales / Corinne Morel Darleux (Dalva, 15/01/26, 21€50)
  • La dernière nuit / Odile D’Oultremont (Julliard, 15/01/26, 21€)
  • L’électricité dans mon corps / Anna-Livia Marchionni (Les éditions du Sonneur, 15/01/26, 19€)
  • La tectonique des halles / Guillaume Marie (Corti, 15/01/26, 15€)
  • Reste l’océan / Marie Pointurier (1er roman, Liana Levi, 15/01/26, 19€)
  • Le souffle de la forêt : sur les traces de Simona Kossak / Simonetta Greggio (Arthaud, 21/01/26, 21€)
  • Querelle à la française / Bertrand Guillot (Les Avrils, 22/01/26, 21€)
  • Grandes personnes / Maria Orban (1er roman roumain, Les éditions Bleu & Jaune, 22/01/26, 20€)
  • Méchante / Karine Sulpice (Liana Levi, 22/01/26, 19€)
  • Petit pas / Marion Richez (La Peuplade, 22/01/26, 20€)
  • Certaines fièvres échappent au mercure / Mathilde Forget (L’Iconoclaste, 22/01/26, 18€50)
  • Memory palace / Léa Cuenin (1er roman, Rivages, 04/02/26, 20€)
  • Rapport d’activité / Sarah Orokieta (Zoé, 05/02/26, 17€50)
  • Le creuset des sorciers / Paul Greveillac (Gallimard, 05/02/26, 19€)
  • Morvan / Bénédicte Belpois (Gallimard, 05/02/26, 20€)
  • La montagne ardente / Philippe Manevy (Le Bruit du monde, 05/02/26, 22€)
  • Regarde-moi tomber, mon amour / Hugo Boris (L’Iconoclaste, 05/02/26, 20€90)
  • Le corset / Vanessa Caffin (éd. Héloïse d’Ormesson, 05/02/26, 18€)
  • Les enfants de la forêt aux rennes / Kristin Omarsdottir (littérature islandaise, Zulma, 05/02/26, 21€)
  • Le porteur du train de nuit / Suzette Mayr (littérature canadienne, Philippe Rey, 05/02/26, 23€)
  • Un éloignement / Frédéric Fiolof (Quidam, 06/02/26, 15€)
  • Dernier ciel / Michel Marx (L’Antilope, 06/02/26, 21€50)
  • Chroniques d’un dieu boiteux / Joan-Lluis Lluis (roman catalan, Les Argonautes, 06/02/26, 20€)
  • Né sur des pissenlits / Jocelyn Danga (1er roman, Elyzad, 06/02/26, 19€90)
  • Bagarre / Emilia Petrakis (1er roman, Les Avrils, 12/02/26, 20€)
  • Pendant qu’il neige / Gérard Lefort (L’Olivier, 13/02/26, 18€50)
  • Un rêve immense / Catherine Bardon (Flammarion, 18/02/26, 22€)
  • Rêve cette nuit : carnets, 2002/2024 / Anne Serre (essai littéraire, Verdier, 19/02/26, 21€)
  • Le chef d’œuvre maudit : Clélia Renucci (Albin Michel, 25/02/26, 19€90)
  • Mon cœur prisonnier / Mathieu Vivion (Le Panseur, 05/03/26, 16€50)
  • Le berger d’Alep / Stéphanie Perez (Récamier, 12/03/26, 21€)
  • Teatro grottesco / Thomas Ligotti (littérature américaine, Monts Métallifères, 20/03/26, 24€)
  • Passer la brume / Julia Colin (Aux forges de Vulcain, 03/04/26, 20€)

Les incontournables :

  • Les explorateurs / Iegor Gran (POL, 02/01/26, 20€)
  • Murmuration / Sylvie Germain (Albin Michel, 02/01/26, 19€90)
  • Les belles promesses / Pierre Lemaitre (Calmann-Lévy, 06/01/26, 23€90)
  • Le trait de côte / Christophe Boltanski (Stock, 07/01/26, 20€90)
  • Bréviaire des anonymes / Lyonel Trouillot (Actes Sud, 07/01/26, 19€)
  • Fauves / Mélissa Da Costa (Albin Michel, 07/01/26, 23€90)
  • A l’école des filles / Noëlle Chatelet (récit, Robert Laffont, 08/01/26, 20€90)
  • Trois Mexique / JMG Le Clézio (essai littéraire, Gallimard, 08/01/26, 18€50)
  • Qui se ressemble / Agnès Desarthe (Buchet Chastel, 08/01/26, 19€)
  • Une pension en Italie / Philippe Besson (Julliard, 08/01/26, 21€)
  • Rose la nuit / Maryline Desbiolles (Sabine Wespieser, 08/01/26, 18€)
  • Désertion / François Bégaudeau (Verticales, 08/01/26, 21€)
  • Je n’ai jamais dit papa / Louis-Philippe Dalembert (Robert Laffont, 08/01/26, 20€)
  • La femme qui inventa l’amour / Alexandre Jardin (Michel Lafon, 08/01/26, 20€95)
  • Le Juif / Marek Halter (Fayard, 14/01/26, 21€90)
  • Pigiste au Monde / Tahar Ben Jelloun (récit, Gallimard, 22/01/26, 16€)
  • Le chat du jardinier / Thomas Schlesser (Albin Michel, 28/01/26, 22€90)
  • Les orphelins : une histoire de Billy the kid / Eric Vuillard (Actes Sud, 28/01/26, 20€90)
  • A vous, troupe légère / Dominique Fernandez (essai littéraire, Grasset, 28/01/26, 22€)
  • Barbès créole blues / Raphaël Confiant (Mercure de France, 05/02/26, 21€)
  • Les pieds bleus / Claude Ponti (réédition, L’Olivier, 13/02/26, 11€90)
  • Juste après dieu, il y a papa / Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel, 25/02/26, 19€90)
  • Les cœurs sont faits pour être brisés / Tatiana de Rosnay (Albin Michel, 11/03/26, 21€90)

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire votre sélection ou vos coups de cœur !

Retrouvez au fur et à mesure mes lectures/chroniques de la rentrée littéraire d’hiver sur le blog !

Mon bilan 2025

Quelques chiffres pour commencer :

  • 1572 abonnés sur Instagram
  • pour le blog : 82 articles publiés, 15 576 vues, 11 624 visiteurs
  • Environ 20 pochettes à livres cousues !

Quelques événements marquants :

Janvier : La rentrée littéraire d’hiver avec les 2 soirées incontournables de présentation de VLEEL. La visite de l’exposition du Petit Prince.

Février : Un atelier lecture à voix haute. Une exposition sur la littérature jeunesse, « Enfantillages ». Un enregistrement pour le projet « Passeur de voix ». La découverte de la sélection des 68 premières fois.

Mars : Une exposition sur les livres au musée Würth, « Bibliothèque fantastique », et celle du Musée Ungerer. L’annonce des lauréats du Prix VLEEL. La première réunion du jury du Prix du Roman d’Écologie.

Avril : Mon premier vol en montgolfière. La deuxième réunion du jury du Prix du Roman d’Écologie. Découverte de la sélection du Prix Hors Concours 2025. Marathon lecture dans le cadre de Strasbourg capitale mondiale du livre – Unesco. Soirée de remise du Prix du Roman d’Écologie 2025. J’ai animé des ateliers d’écriture pour enfants.

Mai (bien chargé) : La traditionnelle cérémonie du 8 mai puis le concert de printemps avec l’orchestre d’harmonie. Encore une très belle soirée de remise du prix VLEEL à Paris avec notamment Bérénice Pichat, Mona Messine, Mye, Murielle Szac, Bruno Doucey, Maïa Thiriet, Justine et Emmanuelle Collas, Véronique Presle, Alexandre Bertin, Michel Jean, Jérémy Eyme, Anouar Benmalek, et bien d’autres auteurs et éditeurs qu’on adore avec Anthony, Sandra, Anne, Anaïs, Virginia, Nathalie, Isabelle, Aurélie, Valérie, Camille, Laurence, Delphine, Jennifer et Franck, ainsi que Hélène venue du Canada. Cette virée à Paris a permis de visiter à nouveau le Musée Grévin que ma fille adore, et l’Atelier des lumières avec cette fois les projections autour de l’univers du Petit Prince. A l’occasion d’une formation sur la lecture à voix haute, j’ai pu me rendre pour la première fois au Festival des Imaginales à Épinal. J’étais voir un spectacle musical de Firmin & Hector avec ma fille. Un concert en plein air avec l’orchestre d’harmonie.

Juin : Avec ma cavalière préférée, nous sommes allées à la rencontre de Zeus, le cheval métallique des Jeux Olympiques. La visite de la Bibliothèque humaniste. J’ai animé un atelier d’écriture pour des collègues. Un stand au Livrodrome. Le début du challenge VLEEL de l’été ! Un concert avec l’orchestre d’harmonie autour d’un compositeur.

Juillet : C’est l’été, les vacances et l’occasion de mettre en révision ma clarinette, surtout après la cérémonie du 14 juillet où nous avons fini sous la pluie !

Août : Des vacances dans le Jura avant la rentrée littéraire ! Nous avons adopté une petite lapine.

Septembre : Mon premier festival Steampunk. J’ai voté pour le prix Hors Concours. Le blog fête ses 5 ans !

Octobre : Côté boulot, nous avons organisé plusieurs jurys et délibérations pour les concours littéraires. Le dévoilement des finalistes du Prix Hors Concours. Un spectacle de théâtre avec ma fille. J’ai réalisé mon premier carnet japonais lors d’un atelier de reliure. Un festival autour du manga. Une journée interprofessionnelle bibliothèques et écoles de musique où j’ai proposé une sieste musicale.

Novembre : Cérémonie de commémoration avec l’orchestre d’harmonie. Le festival du livre de Colmar où j’ai pu rencontrer Thibault Daelman. L’annonce des lauréats du Prix Hors Concours 2025. J’ai participé à la collecte de la Banque alimentaire. Un concert d’hiver avec l’orchestre d’harmonie.

Décembre : Un spectacle d’André Manoukian en famille. Le 2ème concert d’hiver avec l’orchestre d’harmonie. J’ai participé à #monaventlitteraire2025 pour la 4ème année et je me suis remémoré avec plaisir mes lectures passées. Une exposition sur les contes, une autre sur le sport, et une dernière sur le vivant avec les photos de Vincent Munier. Des marchés de noël et des bredeles bien sûr. Le spectacle de Noël des enfants du Royal Palace. Sans oublier le début du challenge de l’hiver VLEEL. L’année se termine en famille avec les 14 ans de ma fille ❤

2026 s’annonce aussi riche et passionnante, avec toujours des lectures et de belles rencontres avec VLEEL et les 68 premières fois !

Belle fin d’année et à vendredi pour ma sélection de la rentrée littéraire d’hiver !

En photo : mon top 9 2025 sur Instagram.

Gaspard et l’arche de Noël / Aldebert

Voici un album jeunesse à partir de 7 ans qu’on peut lire à l’enfant mais qu’on peut surtout écouter. L’histoire de Gaspard est racontée par Aldebert, et franchement, on en redemande. Le texte réparti sur 48 pages est long pour des lecteurs débutants. Il peut être lu seul plutôt à partir de 9 ans, ou un peu avant pour les bons lecteurs. Quant à la version audio, elle dure 28 minutes.

Dans la famille Bonifarce, présentée sur une double-page au début, il y a les 3 enfants, Gaspard, Justine et Titouan, sans oublier le chien, Raymond. Il y a les parents, Gladys et Eric. Et dans cette aventure, il y a Papi et Mamie Bo’, vétérinaires à la retraite, qui ont un secret bien caché dans leur cave. C’est d’ailleurs en suivant son grand-père au sous-sol que Gaspard découvre ce surprenant secret qui va mener toute la famille dans une incroyable aventure.

Si l’histoire se passe au moment des fêtes de Noël, ce n’est pas le thème principal du livre. Il est davantage question de protection des animaux et plus généralement de la nature. Bien qu’en voyant le manteau de Papi Bo’ j’ai cru qu’il y avait une histoire de Père-Noël caché. Mais peut-être était-ce pour brouiller les pistes ! Bien joué ! Cet opus est teinté de solidarité et truffé d’humour. On ne s’ennuie pas une minute.

L’album est illustré par Florent Bégu et mis en couleurs par Dayan Dewaele. C’est très coloré et réussi. Il fait partie de la collection « Histoires extraordinaires ». Un QR code à l’intérieur du livre permet d’accéder à la version audio disponible sur les plateformes de streaming. La mise en voix apporte une réelle plus value à l’album.

Je remercie Babelio et Glénat jeunesse pour cette masse critique totalement de saison, à glisser sous le sapin ! 

Note : 4.5 sur 5.

En finir avec les jours noirs / Effie Black

Jessica fait des recherches en psychologie à Londres. Elle étudie le comportement des animaux pour essayer de faire des parallèles avec les humains. Elle s’intéresse plus particulièrement au suicide. Son père ayant raté le sien grâce ou à cause d’elle quand elle était petite. Elle a grandit dans un environnement familial violent et traumatisant du fait de son père. Puis son colocataire à la fac se suicide également.

Elle est en couple avec une femme qu’elle aime. Leur relation semble stable et durable. Mais la question de la maternité fait vaciller Jessica. Elle ne veut pas d’enfants et elle ne veut pas imposer son choix à sa compagne. On la suit dans ses questionnements, sa quête de sens et c’est un personnage attachant.

Entre les différents chapitres ou souvenirs de la jeune femme, se trouvent des textes plus courts, en italique, titrés « Un jour noir ». On assiste à l’enterrement d’une personne proche de la narratrice dont l’identité n’est pas révélée tout de suite.

Un texte fort, sensible et une très belle écriture pour un sujet qui semble certes plombant mais qui est écrit avec un certain humour et de la résilience.

Je remercie VLEEL et les éditions du Gospel pour cette belle découverte littéraire.

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Adrien Durand

Note : 4.5 sur 5.

Incipit :
« Une femme blonde qui, j’en suis presque sûre, a dit s’appeler Amy, tout en ressemblant davantage à Anne, pose un regard interrogateur sur nos sièges sagement alignés.
« Qu’est-ce que le mot résilience veut dire pour vous ? » demande-t-elle.
Personne ne dit rien. Elle recommence à marcher, lentement, en long et en large dans la pièce.
« Sentez-vous libres d’intervenir. » Tout le monde se sent libre. Mais personne n’intervient.
« Quelqu’un ? »
Personne. »

« Les succès d’Adam et Beth dans leurs entreprises suicidaires ont eu une influence significative sur ma vie et mon travail. Mais c’est avant tout mon expérience précoce d’un suicide raté qui m’a le plus marquée, qui a induit ces sentiments que je garde pour moi, celui en particulier lié à l’idée que le suicide est parfois la chose naturelle à faire pour épargner ceux que l’on aime. La bonne chose à faire. Mon père, cet échec dans tous les sens du terme, est ma grande inspiration. »

Le jardin de Georges / Guénaëlle Daujon

Georges Delaselle découvre en 1897 l’île de Batz en Bretagne. Il imagine un jardin avec des espèces venues des quatre coins du monde. Ce rêve, il le poursuit toute sa vie. Guénaëlle Daujon retrace la vie de cet homme passionné par les plantes.

J’ai aimé suivre le rêve fou de Georges. L’air de rien on traverse une partie de l’histoire du 20ème siècle avec notamment la 1e et la 2nde guerre mondiale. On se promène dans Paris aussi.

Les descriptions de l’île et des plantes par les sens permettent une véritable immersion dans le jardin de Georges Delaselle. L’autrice est bien documentée et retrace fidèlement ce projet incroyable. Autant vous prévenir que vous allez avoir envie de vous rendre dans ce lieu.

Si vous aimez les biographies romancées ou si vous êtes passionné de botanique, ou tout simplement amoureux de la nature et de la Bretagne, ce livre devrait vous plaire !

Ce roman figure parmi les 5 finalistes du Prix Hors Concours 2025 !

Note : 4 sur 5.

Incipit :
« Cette histoire a grandi comme une graine dans sa membrane. Certains partent en exil avec un peu de terre dans leurs valises, moi, c’est elle que j’ai emmenée. Née dans l’humus de ma vie d’avant, c’est une histoire qui contient, en germe, la vie d’après. »

« Allongé dans son pyjama de soie, Georges, à trente-six ans, n’a rien d’un aventurier. Il garde les yeux au plafond. Ses pensées traversent son esprit, flottent au-dessus de sa tête, vagabondent comme des nuages dans le ciel. Le silence emplit la maison. Un voyage, c’est un appel ; une île, une promesse. L’avenir ne serait-il pas qu’un présent à ordonner ? »

« La première fois que Georges a vu la fougère arborescente dans le jardin de Nogent, il en est tombé fou amoureux. Venue du fond des âges, cette préhistorique est la seule espèce existante depuis l’ère primaire. Datant du début du secondaire, elle existait avant les dinosaures, quand les atomes et les poussières d’étoiles n’avaient investi aucun autre corps et que le végétal régnait alors en maître. De cette lente évolution, la fougère arborescente était alors la reine. La regarder, pour Georges, c’est se relier à l’origine du monde.
Mélanie lui a offert un spécimen, un stipe de Tasmanie, un faux-tronc roux et duveteux importé directement d’Australie par ses explorateurs et émissaires. »

Nul ennemi comme un frère / Frédéric Paulin

J’ai lu le premier volume de cette impressionnante trilogie aux magnifiques couvertures pour le book club VLEEL de novembre mettant à l’honneur les éditions Agullo. Les avis sont partagés concernant ce roman noir historique. Je fais partie de la « team » qui a trouvé cette lecture difficile, surtout au début, avec la profusion de personnages. Il n’y a pas de chapitres. L’auteur passe d’une personne à l’autre, d’un pays à l’autre sans prévenir. Cela peut dérouter et nécessite une concentration. Ou il faut tout simplement accepter de ne pas tout comprendre au début et se laisser emporter par l’histoire.

Car l’histoire est prenante. Elle se déroule de 1975 à 1983. On suit les protagonistes entre la France et le Liban. A Beyrouth, la menace et la violence sont permanentes entre les bombes et les attaques. Un policier, un politicien et un diplomate font des allers-retours entre Paris et Beyrouth.

Un roman dur qui nous plonge dans la géopolitique des années 1980 et qui me permet d’être plus au fait de cette guerre civile. Entre espionnage, actes terroristes et diplomatie, l’auteur a réussi à insérer la vie de ses personnages. On a alors envie de savoir s’ils s’en sortiront.

L’écriture est presque journalistique. Certainement pour éviter de prendre parti. Les faits et les points de vue sont décrits de manière précise pour chaque camp. L’auteur insère une chronologie à la fin du livre. La somme de recherches pour écrire ce roman de 456 pages semble colossale.

N’étant pas une lectrice de polars, je ne sais pas encore si je lirai les 2 autres tomes. Merci VLEEL d’élargir encore et toujours mes horizons littéraires.

Si vous aimez les thrillers géopolitiques, celui-ci devrait vous plaire !

Note : 3 sur 5.

Incipit :
« Ô mon frère chrétien, ô mon ami druze, ô mon voisin sunnite ou chiite, ô mon hôte palestinien, vois ce pays qui est le tien. »

« La consommation de drogue a augmenté en même temps que la pratique religieuse, deux façons de tenir le coup. »

« Comment calme-t-on la colère lorsque la colère est partout, en tous, lorsqu’un pays n’est que colère ? »