Les aérostats / Amélie Nothomb

C’est mon rendez-vous incontournable de la rentrée littéraire !

Tous les ans, à la fin de l’été, je retrouve avec plaisir la plume d’Amélie Nothomb. Certes, tous les romans d’Amélie Nothomb ne sont pas des chefs d’œuvre. Mais il est vrai qu’elle a placé la barre très haut avec ses premiers romans.

Je dois vous avouer ici la raison de mon affection inconditionnelle pour cette auteure, outre son écriture et ses histoires hors du commun. Il y a de cela 20 ans, j’ai rencontré mon conjoint dans la bibliothèque où je travaillais. Oui, il s’agissait d’un usager de la bibliothèque. Oui, les bibliothèques peuvent être des lieux de rencontre ! Bref, nous avons commencé à discuter autour des livres d’Amélie Nothomb et c’est ainsi que notre histoire a débuté et se poursuit encore aujourd’hui. Chaque année, nous lisons tous les deux le nouveau roman d’Amélie Nothomb, une tradition !

Et cette année je trouve qu’il s’agit d’un bon cru ! Petit clin d’œil au champagne dont Amélie Nothomb raffole et qu’elle glisse souvent dans ses romans.

Le roman se lit facilement et les prénoms des personnages sont originaux, comme d’habitude.

A Bruxelles, Ange, jeune étudiante en philologie solitaire et marginale, donne des cours de français à un lycéen, Pie, identifié comme dyslexique. Mais vu la rapidité avec laquelle il passe de zéro lecture à lire l’Iliade et l’Odyssée, je n’aurais pas posé le même diagnostic ! En résumé : un garçon très intelligent, aimant les maths mais pas la lecture. L’occasion de placer quelques classiques et de donner au lecteur l’envie de les lire aussi. Ode à la littérature.

Le père du jeune homme les observe par un miroir sans tain. Après chaque leçon, il vient faire des reproches à Ange sur sa façon d’enseigner. La jeune femme ne se laisse pas faire et remballe le père, ses arguments sont imparables. Au fil des leçons, un lien va se tisser entre les deux jeunes gens. Ils n’ont que 3 ans d’écart. Pie va parler à Ange de sa vie hyper-contrôlée par son père, l’absence de sa mère. Il va demander de l’aide à Ange et peu à peu se rebeller.

Les dialogues sont percutants et drôles. Comme souvent, le roman se termine de manière abrupte.

J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie du dernier roman d’Amélie Nothomb. Rendez-vous dans un an !

Note : 4 sur 5.

Ce qu’il faut de nuit / Laurent Petitmangin

Ce roman nous plonge dans l’histoire d’une famille lorraine, près de Metz plus exactement.

La « moman » est malade. Le père et les deux fils vont souvent lui rendre visite à l’hôpital jusqu’à ce qu’elle succombe à la maladie.

Ensuite on les observe tous les trois dans leur quotidien. Il y a Fus, surnommé ainsi parce qu’il joue au football. C’est l’aîné. Et puis Gillou, le plus jeune, plus intellectuel que son frère, qui réussit mieux ses études. Le père travaille à la SNCF.

Il élève du mieux qu’il peut ses enfants qui grandissent sans leur mère. Mais au fur et à mesure il va s’éloigner de son fils aîné. En effet, Fus commence à fréquenter un groupe d’extrême droite. Et pour cet homme militant actif au sein du parti socialiste local, c’est une totale incompréhension. Qu’a-t-il « loupé » dans l’éducation de son fils ?

Le père n’arrive plus à parler à son fils, il l’évite. Il se concentre alors sur le plus jeune qui va partir faire des études à la ville.

Et puis arrive un événement inattendu qui va bouleverser la tranquillité de cette famille. Difficile de vous en dire plus sans dévoiler des parties du roman. Je vous laisse donc découvrir la suite de l’histoire par vous-même.

Tout le roman se place donc du côté du père. Il n’y a que les toutes dernières pages où le fils prend la parole ou plutôt écrit une lettre poignante à son père. Tout le long du roman on sent l’amour du père pour ses enfants. On sent aussi poindre les questions : et s’il avait agi différemment avec son fils, s’il lui avait parlé, est-ce que cet événement serait arrivé ? aurait-il pu changer le cours des choses ?

Il s’agit d’un roman social. On le compare beaucoup au roman de Nicolas Mathieu (Leurs enfants après eux), dont l’histoire se déroule également en Lorraine.

J’ai beaucoup aimé ce premier roman un brin nostalgique. Il a d’ailleurs reçu le Prix Stanislas 2020 lors du salon Le livre sur la Place à Nancy. Cette histoire m’a beaucoup touchée. Je n’ai pas pu lâcher le roman avant d’achever sa lecture. Et après l’avoir terminé, il m’a fallu un peu de temps pour quitter cette famille à laquelle je m’étais attachée.

Gros coup de cœur pour moi, un roman très bien écrit que je vous conseille donc de lire si vous ne l’avez pas encore fait ! Et si vous ne connaissez pas encore cet éditeur, la Manufacture de livres, sachez qu’il gagne à être connu 😉

Note : 5 sur 5.

L’hôpital des dinosaures/Hye-Won Kyung

Cet album ravira les fans de dinosaures mais aussi tous les autres ! Testé et approuvé par un fan de dinosaures pour son anniversaire et par ma fille de 9 ans, pas fan de dinosaures.

Il s’agit d’un album documentaire. On y trouve une histoire drôle et sympathique. Des dinosaures se rendent chez le médecin pour divers soucis de santé : le stégosaure a d’horribles plaques sur le dos, le diplodocus s’est fait un torticolis, le stegoceras a une grosse bosse sur la tête et le tyrannosaure trouve ses pattes avant trop petites.

L’occasion de leur faire passer une radiographie et de voir leur squelette. Le lecteur a également une fiche d’identité pour chaque dinosaure, ce qui permet d’en apprendre plus sur lui.

Hye-Won Kyung est une auteure et illustratrice coréenne. Ses dessins sont doux et chaleureux. En tout cas, ces dinosaures ne font pas peur, au contraire ils sont attachants.

Bref un véritable coup de cœur, à offrir les yeux fermés !

Note : 5 sur 5.

Loin-Confins / Marie-Sabine Roger

Tout commence comme dans un conte, mais on s’aperçoit vite que cette histoire est inventée. Il était une fois donc une princesse, Tanah. Elle a 9 ans et se prépare pour son futur rôle de reine. Son père, le roi Agapito Ier, lui raconte tout ce qu’il faut savoir sur le royaume dont il a été forcé de s’exiler. Elle a 6 frères. Ils ont tous fui la maison dès que possible et lui conseillent de faire de même.

Tanah en réalité vit avec ses parents dans un appartement dont elle a honte. Mais elle ne demande qu’à croire son père adoré. Il a choisi le prénom de ses 7 enfants, tous sont empruntés à des îles et difficiles à porter.

Tanah n’a pas de complicité, ni de moments de tendresse avec sa mère. Elle finira par la comprendre bien des années plus tard lorsqu’elle aura rassemblé tous les morceaux de puzzles de sa famille.

D’un côté elle a un père doux, calme et rêveur. De l’autre, une mère trop voyante et originale à son goût, qui la ramène dans la réalité qu’elle fuit.

Un livre sur l’enfance et le pouvoir de l’imaginaire. Mais aussi sur la cruauté des enfants entre eux et la difficulté à nouer une véritable amitié. Au sein d’une même fratrie, aucun des enfants n’a été élevé de la même façon. Chacun aura sa vision, sa souffrance, ses manques.

Un roman également sur la folie et ses ravages dans une famille. Malgré toute sa force et tout son amour, la mère ne pourra rien faire pour empêcher les crises de son mari. La folie était-elle héréditaire ? Faut-il absolument être dans une normalité ?

Cette phrase de Tanah m’a marquée : « On ne choisit pas d’être fou, ni le visage de la folie. »

J’ai beaucoup aimé le langage très imagé, c’est onirique. L’auteure a inventé des mots pour des animaux, un peu comme Claude Ponti : crabes-pinçons, pie-l’hibou. Il y a de la grâce aussi dans l’écriture de Marie-Sabine Roger pour raconter la folie. N’ayez pas peur du sujet, ce roman se dévore tout seul ! Et la partie onirique de l’enfance avec le royaume tient une part importante du livre. Vous y trouverez des descriptions magnifiques qui vous feront voyager depuis votre fauteuil ! Un véritable coup de cœur 💕

#Explolecteur #RL2020

Note : 5 sur 5.

Sublime royaume / Yaa Gyasi

C’est l’histoire de Gifty et de sa famille émigrée du Ghana aux USA. Tout commence par le rêve américain de sa mère qui gagne sa carte verte à la loterie. Aujourd’hui Gifty a 28 ans et elle est étudiante en doctorat de neuroscience. Elle fait souvent le parallèle entre ses études menées sur les cerveaux des souris et sa vie. Sa mère fait une dépression et elle décide de l’accueillir dans son studio.

On découvre par flashbacks différents moments de sa vie, sa relation avec sa mère, dure, très croyante. Son enfance est pauvre et marquée par le racisme ainsi que par la mort de son frère aîné, Nana, lorsqu’elle a 10-11 ans. Son père est très vite reparti au Ghana, ne supportant pas les emplois sous-payés et humiliants, les seuls accessibles aux noirs. Sa mère est aide-soignante et aide à domicile pour des personnes âgées. Yaa Gyasi dénonce à travers la mère ce dur métier peu considéré.

C’est la mort de son frère à 15 ans par overdose suite à une addiction à un antidouleur qui va faire basculer toute la vie de sa famille. Gifty consignera tous ces moments durs et honteux dans son journal intime. Notamment une conversation marquante avec sa mère :

« Tu sais que je ne voulais pas d’enfant après Nana ? Je ne désirais que Nana et maintenant je n’ai que toi. »

Au fil des pages on se rend compte que Gifty n’a pas choisi ses études au hasard. Elle veut trouver des réponses et savoir comment aider des personnes ayant des addictions ou dépressives. Elle aura toujours des difficultés à se faire des amis, à faire confiance à se camarades ou à son petit ami, déçue par la vie et n’ayant eu comme modèle que sa mère. Une mère qui ne pleure pas et retient tout en elle.

Gifty mène des recherches sur la dépression ou l’anhédonie. Elle parle des évolutions des soins psychiatriques. Elle évoque aussi à plusieurs reprise l’opposition entre religion et science. Par moment le texte devient philosophique, mais sans prise de tête rassurez-vous !

La religion et notamment la foi en Dieu tient une place importante dans le roman.

Yaa Gyasi aborde un thème dont j’ai peu lu d’écrits, la crise des opiacés qui est la première cause de décès aux Etats-Unis. Elle en parle comme d’une vraie maladie à prendre au sérieux.

L’écrivaine met en avant également un problème de société qui est plus que d’actualité avec le mouvement « Black Lives Matter », le racisme et ses effets traumatisants sur plusieurs générations.

Il y a des extraits du journal intime de Gifty. Les chapitres sont courts, l’écriture est agréable à lire, le personnage est attachant, bref ce livre se dévore tout seul ! Les sujets abordés sont graves mais l’écriture dynamique et légère de Yaa Gyasi vous emportera dans l’histoire de Gifty à coup sûr.

J’ai trouvé des références à Toni Morrison et je pense que Yaa Gyasi sera certainement une grande écrivaine américaine. J’ai très envie de lire son précédent livre, « No Home » pour lequel elle a eu de nombreux prix.

Ce roman est encore une belle découverte de cette rentrée littéraire, un vrai coup de cœur.

#Explolecteur #RL2020

Note : 5 sur 5.

Requiem pour une apache / Gilles Marchand

Le narrateur raconte la légende de Jolene, « meneuse d’une troupe d’insurgés ». Une dizaine d’anti-héros vivent dans un hôtel. Les 100 premières pages brossent le portrait de chacun et posent le mystère qui entoure le personnage central de cette histoire.

Le narrateur fait partie des occupants de l’hôtel et raconte ce qu’il sait de Jolene et des événements qui se sont déroulés.

On la surnomme Jolene (ce n’est pas son vrai nom). Elle est caissière et n’a pas eu une vie facile. Elle est ronde, mal habillée, n’a pas rencontré l’amour et vient se réfugier dans ce restaurant-bar-hôtel comme tous les autres paumés de cette histoire : Wild Elo, Marcel, Jésus, Mario, Annie, Bonnie et Clyde, Antonin, Vieux-John, Marie-Pierre, Joséphine, Suzanne, Paul, Alphonse, sans oublier Gérard.

Jusqu’au jour de l’événement déclencheur, que je ne vous dévoilerais pas, où Jolene va se métamorphoser progressivement en légende, en cheffe d’insurgés. C’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase et Jolene va se révolter en entraînant les autres.

L’hôtel va être surveillé par la police, pointé par l’association des riverains.

La colère va grandir. La rumeur va se propager et ce sont bientôt tous les recalés de la société qui vont défiler : les roux, les bègues, les gros, les maigres, les handicapés, etc. pour former une sorte de communauté. L’alcool coule à flot. Jolene n’a pas les mots pour s’exprimer. S’ajoute à cela la fatigue, et vous comprendrez peut-être les décisions insensées de ce groupe.

La musique joue aussi un rôle dans le roman. Il y a un juke-box dans la grande salle de l’hôtel. Certains personnages ont une histoire avec une chanson. C’est le cas par exemple de Jolene, qui met toujours la même chanson : Jolene de Dolly Parton, d’où son surnom.

Il y a de nombreuses références et anecdotes, des extraits de poèmes. Bref ça fourmille et c’est plaisant.

Ce roman est prenant, décalé et amusant. L’écriture est fluide et enlevée. J’ai passé un excellent moment en compagnie des personnages de Gilles Marchand. Il a un don pour les portraits. Je me suis vraiment attachée à cette bande de mal-aimés, en marge de la société. Chaque personnage est singulier. Certains passages sont burlesques et pourraient être adaptés en film.

Une belle découverte littéraire pour moi qui me donne envie de lire ses précédents romans.

Voici donc une belle découverte de cette rentrée littéraire 2020 que je vous conseille !

#Explolecteur #RL2020

Note : 5 sur 5.

Une bête aux aguets / Florence Seyvos

Un roman court et intriguant sur le sujet de la schizophrénie. Un sujet singulier qui n’attirera pas tous les lecteurs au premier abord mais l’écriture de Florence Seyvos vous plongera sans nul doute dans l’univers mystérieux d’Anna. Et comme moi, il vous sera impossible de lâcher le roman, de laisser Anna en proie à ses doutes et aux aguets de cette bête.

Au début du roman, elle a 12 ans. On la découvre fiévreuse, atteinte de la rougeole. Sa mère appelle un médecin qui lui prescrit des médicaments qu’elle devra prendre toute sa vie. Elle ne doit pas oublier de prendre régulièrement ses pilules blanches et bleues. Elle veut comprendre à quoi servent ces pilules et va en prendre de moins en moins pour en connaître les effets. On la voit grandir, devenir adolescente.

Anna vit donc dans la peur, la solitude et l’incompréhension. C’est une expérience incroyable que nous offre Florence Seyvos à travers ce roman : essayer de comprendre ce que peuvent ressentir les personnes atteintes de maladies psychiatriques.

L’écriture est magnifique. J’ai noté depuis un moment dans ma liste de livres à lire l’un de ses précédents romans, « le garçon incassable ». Du coup j’ai très envie de le lire et de me replonger dans son écriture.

#RL2020

Note : 4 sur 5.

Elle a menti pour les ailes / Francesca Serra

Les première pages (descriptions) ont eu un peu de mal à attirer mon attention et puis rapidement je me suis laissée prendre par ce roman. J’ai voulu savoir ce qu’il adviendrait de cette adolescente, Garance, en seconde, se mêlant à un cercle d’élèves de terminal. La présence des réseaux sociaux est omniprésente. Elle régit la vie de ces jeunes nés avec Internet. Garance est prête à tout pour attirer l’attention de Vincent. Au bout de 100 pages, on sait déjà que Garance va disparaître mais le reste est à découvrir dans les 370 pages suivantes qui se dévorent à toute allure.

Garance vit seule avec sa mère, professeure de danse. Elles se voient et échangent peu. Elle vit de façon plutôt fusionnelle avec sa meilleure amie, Souad, jusqu’à son invitation assez inattendue à la fête de Maud, « the place to be », avec les élèves de terminal. Elle est également sélectionnée pour participer à un concours de mannequinat.

Sa vie est donc rythmée par la dance, le lycée et ses conversations avec Souad, jusqu’à cette soirée où tout va basculer et où elle avouera avoir fait des mauvais choix.

L’auteure insère des échanges de messages via les réseaux sociaux entre les jeunes avec l’écriture SMS que l’on connaît. J’ai trouvé que cela apportait un plus au roman.

J’ai aimé la plongée dans la psychologie de ces adolescents en proie au doute, toujours à la recherche de reconnaissance de leurs pairs. Le passage de l’adolescence à l’âge adulte est très bien évoqué. On sent la rupture avec l’enfance et malgré tout la jeunesse de Garance synonyme d’inexpérience et d’immaturité. Elle a encore un peu de chemin à parcourir avant le monde des adultes.

Au fur et à mesure de l’avancée dans le roman, le lecteur obtient des indices pour comprendre l’histoire réelle de ce qui est arrivé à Garance. On patauge, comme les policiers qui la recherche, mais on vibre à chaque nouvel élément ou vérité qui émerge. Aucun de ces adolescents ne détient toute la vérité dans cette affaire.

La fin comporte quelques longueurs, j’aurais voulu que le « calvaire » de Garance prenne fin plus rapidement, le dénouement se faisant trop attendre à mon goût.

J’ai trouvé ce roman très intéressant par son sujet. Il traite du cyberharcèlement chez les jeunes. J’ai été agréablement surprise par ce premier roman. Quelle maîtrise déjà dans l’écriture !

Je vous recommande sa lecture 😀

#Explolecteur #RL2020

Note : 4.5 sur 5.

A la première étoile / Andrew Meehan

Le roman tel un puzzle, donne des informations au compte-goutte sur le personnage central de cette histoire. Le lecteur entre dans la vie d’Eva une Irlandaise vivant à Paris. Sa particularité est qu’elle est amnésique et inapte en société. Cela donne des scènes assez saugrenues, comme quand elle se lave les cheveux avec du produit vaisselle.

Elle a été recueillie par Sego dans son restaurant où elle devient plongeuse. Un jour, elle croise un homme devant une pâtisserie. Elle se souvient avoir aimé cet homme. Elle part à sa recherche. Elle pense retrouver son identité en découvrant son passé. Elle a souvent des migraines. Au fur et à mesure qu’elle avance, elle se demande s’il y a un moyen de choisir ce dont elle veut se souvenir afin d’éviter les mauvais souvenirs, ceux qui font souffrir. Eva est imprévisible. Ses réactions déconcertent. Elle ressemble à une chose fragile mais je ne l’ai pas trouvée attachante pour autant. Je n’entrerai pas d’avantage dans le contenu et les personnages, au risque de trop vous en dévoiler. 

Il y a aussi Daniel, un Américain. Il travaille dans le même restaurant mais en salle au service. Il est amoureux d’Eva et prend soin d’elle. Les parents d’Eva l’ont chargé de la surveiller.

Eva va trouver un carnet dans la salle de bain de Sego. Il s’agit de son propre journal intime. Le roman alterne entre le point de vue d’Eva, de Daniel et des extraits du carnet. 

Avis assez mitigé. Je n’ai pas été franchement emballée par l’histoire, ni l’écriture (ou peut-être la traduction). L’auteur est scénariste, peut-être cela a-t-il une influence sur son écriture ? Le lecteur est tout aussi confus que le personnage principal, peut-être est-ce une façon de le faire entrer dans la psychologie du personnage. Ce n’est pas un roman classique c’est sûr, il y a un style particulier mais auquel je n’accroche pas. Peut-être vous plaira-t-il.

Le roman se lit bien, on a tout de même envie de savoir ce qui est arrivé à Eva.

#Explolecteur #RL2020

Note : 2.5 sur 5.