Décomposée / Clémentine Beauvais

Tout part d’un poème de Charles Baudelaire dans Les Fleurs du mal : « Une charogne ».

« Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux :
Au détour d’un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons. »

Clémentine Beauvais imagine ce qu’est ou plutôt ce qu’était cette charogne et lui donne vie à travers la voix de Jeanne, la muse de Charles Baudelaire. Elle fait des allers-retours dans le temps, ente 1821 et 1855. Un texte multiforme fait de dialogues, poèmes, prose dans lequel je me suis laissée entrainer.

Jeanne imagine la vie de cette femme faiseuse d’ange puis meurtrière. Touchée par la vie de ces femmes qu’elle avorte, elle ne supporte pas de les voir abandonnées par les hommes qui les ont mises enceintes. Ils n’ont aucun scrupule et ont tous les droits pour assouvir leur désir.

Clémentine Beauvais est plus connue en littérature jeunesse. Je suis ravie de la voir côté littérature adulte. Ce roman engagé et original fait partie de la sélection des 68 premières fois.

Note : 4.5 sur 5.

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