Le livre des nuits

Je n’aurais certainement pas lu ce livre sans l’intervention de Sylvie lors du #vleel consacré à Laurine Roux pour son roman « Le sanctuaire », où elle faisait le rapprochement entre les deux romancières. Elle nous a ensuite proposé une lecture commune et nous sommes 9 à avoir pris part à cette aventure. Première lecture commune pour moi et ce fut une belle expérience. Une LC permet d’une part de se motiver et d’autre part de discuter, de s’interroger ensemble sur le livre, mais aussi de découvrir d’autres lectrices. Merci pour ces échanges sympathiques, décontractés et drôles. Je repars pour un tour quand vous voulez !

Ce roman commence comme un conte, un conte noir. On entre dans la vie d’un personnage, Victor-Flandrin Péniel dit Nuit-d’Or-Gueule-de-Loup, de 1870 à sa mort, donc après avoir traversé de nombreuses tragédies dues à la guerre mais aussi à une sorte de malédiction.

Tout y passe dans ce roman : la guerre, le nazisme, l’inceste, la folie, le meurtre, la violence, la souffrance, la passion, le désir aussi. C’est dense ! Mais quelle écriture ! J’aime l’écriture de Sylvie Germain. J’avais déjà lu « Magnus », prix Goncourt des lycéens 2005. « Le livres des nuits » est son premier roman publié en 1985. Et quelle maîtrise, quel talent de conteuse. Elle nous embarque dans l’histoire sombre des Péniel, impossible de lâcher le livre. Le lecteur n’a pas trop de repères au début, puis progressivement il arrive à mettre une date et apprend que le personnage s’installe dans la Meuse. Le livre est divisé en six nuits.

Victor-Flandrin aura 4 femmes et de nombreux enfants, car ils naissent tous par 2 ! que des jumeaux ou des jumelles. Tous ses enfants ont la même tache jaune dans l’œil gauche. Le chiffre 7 est très présent tout au long du roman.

C’est dur, cruel mais au-delà de la partie fantastique, les scènes liées à la guerre paraissent tellement vraies, qu’on en pleure de ressentir ce que ces soldats ont vécu dans les tranchées.

Ce livre est pour moi un classique.

Il a une suite : « Nuit d’ambre ». Ce sera peut-être l’occasion d’une prochaine lecture commune, mais pas tout de suite, je m’en vais lire quelque chose de plus gai !

« Si Victor-Flandrin ne parvenait jamais à capter son propre reflet il essaimait par contre autour de lui des traces de lui-même. Ainsi son ombre blonde traînait-elle souvent dans son sillage longtemps après qu’il avait passé, et lorsque les gens de Terre-Noire la rencontraient sur leur chemin ils s’en écartaient toujours avec la plus grande méfiance. Tous prenaient soin de ne jamais marcher dans l’ombre de Nuit-d’Or-Gueule-de-Loup qu’ils redoutaient plus encore que sa présence. »

Note : 4 sur 5.

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