Prendre le large / Martin Dumont

Martin Dumont est un auteur que je suis depuis son premier roman que j’avais beaucoup aimé. Dans ce troisième livre, il raconte son voyage à bord d’un voilier. Il est parti avec son fils Charlie et sa femme Aïda en se disant « allez, on se casse ». Ils en avaient assez de leur vie parisienne, besoin de prendre le large. Ils ne sont pas partis sur un coup de tête. Tout a été pensé et organisé. La recherche du bateau est déjà une aventure en soi.

Je suis montée à bord du Yuzu avec la famille Dumont. Malgré ma méconnaissance de la navigation et du vocabulaire marin, j’ai apprécié suivre leurs aventures et péripéties. Au programme de cette traversée en direction des Caraïbes : de belles rencontres, des paysages magnifiques et surtout une aventure unique, celle de la paternité.

Merci pour ce partage

Je remercie Netgalley et Les Avrils pour cette lecture marine

Note : 4 sur 5.

Incipit :
42°05’39’’N, 14°27’12’’W
« Minuit, tambour d’une machine à laver. Je me glisse dans le sac de couchage. Les yeux clos, je m’efforce d’oublier le vent, la mer, la pluie et la solitude du large. Dehors, l’Atlantique gronde. L’étrave bondit sur la surface écumante, se hisse au sommet d’une crête, puis bascule et s’écrase dans la vague suivante. »

« Comment naît un projet ? Qu’est-ce qui nous pousse à mettre le clignotant, sortir de l’autoroute et nous engager sur un chemin de traverse ? Est-ce que c’est un déclic, une seconde de grâce et de lucidité ? Ou s’agit-il au contraire d’un processus plus long, d’une lente inflexion, voire de l’aboutissement d’une réflexion construite ? Dans mon cas, sans doute un peu des deux. »

« Et puis, si j’aime autant la voile, c’est sans doute qu’elle ressemble à la littérature. C’est un formidable vecteur d’ouverture, de rencontres, et de découvertes, et une source de plaisir infini. Écrire un livre n’est d’ailleurs pas si différent de construire un bateau. »

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