Les saules / Mathilde Beaussault

Dans ce polar, tout le monde a une idée sur l’affaire et sur Marie. Marie, c’est la fille des Legrand, ceux de la Haute-Motte. Elle a été retrouvée morte près de chez Marguerite, au bord de la rivière à la Basse-Motte.

Marguerite est une petite fille différente. Elle est harcelée à l’école, sorte de souffre-douleur. Elle vit dans son monde et ronge sa manche. Elle ne se lave pas. Elle a les cheveux emmêlés qui « font des nids-de-poules ». Elle préfère être dehors, avec le chien. Elle se promène autour de la ferme de ses parents. Leur vie est dure. Et puis il y a sa tante, Jeanine, la sœur de sa mère qui leur rend visite de temps en temps et égaye alors sa journée.

Entre la Basse-Motte et la Haute-Motte on ne se mélange pas, on se jalouse plutôt. Mais avec le meurtre de Marie, tout le monde défile à la gendarmerie. Chaque convocation est l’occasion de brosser une galerie de personnages, d’en savoir un peu plus sur la victime et les secrets de ce village.

Ce premier roman est lauréat du grand prix de littérature policière en 2025. Une belle entrée en littérature pour Mathilde Beaussault qui vient d’ailleurs de recevoir le Grand Prix des Lectrices Elle 2026 dans la catégorie policier pour son deuxième roman « La colline ».

Je ne suis pas amatrice de polars, mais je me suis laissée embarquer dans l’enquête grâce à la jeune Marguerite qui est un personnage singulier et surtout par l’atmosphère créée par l’autrice. Un roman noir lu dans le cadre de la sélection des 68 premières fois !

Note : 4 sur 5.

Prologue :
« Elle met un peu de rouge sur ses lèvres. Pas trop. Il lui a déjà dit qu’il trouvait ça vulgaire. Un peu pute même. Et Marie a rougi, frissonné de honte et baissé les yeux à la manière d’un chiot pris en faute, réprimant une envie d’essuyer son maquillage d’un revers de manche. Marie a l’habitude de n’obéir à personne. Mais lui, il avait raison. Il a le don d’avoir toujours raison, sur Marie. »

« En contrebas, à l’orée de la coulée, nom qu’on donne dans le coin à ce bras mourant de rivière, les peupliers et les saules pleureurs se balancent en majestés que la folie des hommes ne peut atteindre. »

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