Les envolés / Etienne Kern

Etienne Kern raconte l’histoire de Franz Reichelt, peut-être avez-vous déjà vu cette vidéo très courte du 4 février 1912 où l’on voit un homme se jeter de la tour Eiffel pour tester un parachute de son invention et qu’on voit malheureusement s’écraser au sol 4 secondes plus tard. Une histoire qui hante Etienne Kern, et son lecteur après la lecture de ce roman.

Franz est un tailleur autrichien installé à Paris. Il se lie d’amitié avec Antonio Fernandez qui meurt dans un accident d’avion. Quand il voit l’annonce de la création du prix

Lalande avec 5000 francs à la clé pour celui qui concevra un parachute permettant de sauver la vie de nombreux pilotes, il n’hésite pas à se lancer dans cette entreprise avec une certaine folie en pensant à son ami.

Dans ce roman, il y aussi de nombreuses femmes qui gravitent autour de Franz, sa sœur Katarina, la veuve Emma Fernandez, son employée Louise.

On se balade dans les rues de Paris en 1910. On gravit les marches de la Tour Eiffel avec Franz. Ce personnage est attachant. Comme Etienne Kern, on a envie d’en savoir plus sur cet homme qui a sacrifié sa vie. Comment en est-il arrivé à se jeter dans le vide ? Qui est-il ?

L’auteur alterne les chapitres du roman avec ses propres souvenirs, ses recherches sur Franz Reichelt et ses réflexions. Il fait le parallèle avec l’actualité aussi. Un récit intime et touchant où il est question de « l’empreinte laissée par ceux qui se sont envolés. » Il évoque M. une amie malade, décédée à l’âge de 33 ans d’une chute mortelle, tout comme Franz Reichelt.

Ce roman est court, 146 pages. Je vais éviter de vous en raconter davantage et vous encourager fortement à le lire. J’ai beaucoup aimé l’écriture poétique d’Etienne Kern. C’est délicat, bien écrit. J’ai ressenti l’émotion de l’auteur pour ce personnage. Il m’a embarquée dès les premières pages. J’ai aimé l’entremêlement du roman et du récit intime. Je relirai avec plaisir ce livre. Un beau premier roman de cette rentrée littéraire à découvrir !

Note : 5 sur 5.

« J’imaginais un livre qui raconterait ton histoire et, à travers elle, celle d’une époque lointaine, avec sa candeur, sa foi dans les promesses du progrès, sa passion nouvelle pour ces joujoux qu’on envoyait dans le ciel. »

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