Les oiseaux du temps / Amal El-Mohtar et Max Gladstone

Je ne suis pas une grande liseuse de SF mais il m’arrive d’en lire de temps en temps. Celui-ci est très prenant ! Il alterne les lettres entre deux agents de camps ennemis : Bleu et Rouge.

Peu à peu un lien interdit se tisse entre elles. Bravant le danger, elles redoublent d’imagination pour faire parvenir une « lettre ». Celle-ci peut prendre différentes formes et être cachée dans des endroits insolites (dans un phoque par exemple) afin que leurs supérieurs ne découvrent pas leur secret. Elles échangent aussi sur les livres et la littérature. Leur correspondance est truffée d’humour, chacune cherchant à gagner la confiance de l’autre. Une belle histoire d’amour !

J’ai aimé être propulsée dans un autre monde, tentant d’y trouver des repères, de comprendre comment celui-ci fonctionne. Il est question de brins et d’une tresse. Bleu et Rouge agissent dans le passé pour changer le futur. Retarder une éruption volcanique par exemple pour permettre à un chercheur d’être sauvé et d’inventer un concept qui changera le monde. Voilà ce que font ces soldats aux technologies avancées, faire gagner leur camp en modifiant parfois d’infimes choses dans le temps.

Un roman écrit à quatre mains qui diffusera de la poésie, de l’amour, de l’humanité à ses lecteurs. L’écriture est belle. Le propos est intelligent, bref un roman à lire assurément !

Et cette couverture est juste magnifique ! Elle est signée Kévin Deneufchatel.
Ce roman a reçu le Prix Hugo, Locus et Nebula 2020. Il est traduit de l’anglais par Julien Bétan

Merci à Mu pour l’envoi de ce livre.

Note : 4.5 sur 5.

Je voulais te dire :  » Les mots blessent, mais les métaphores les relient, comme des ponts, et les mots sont comme des pierres qui servent à construire des ponts, douloureusement arrachés à la terre, mais créant quelque chose de neuf, une chose partagée, une chose qui est davantage qu’un unique Changement. »

Incipit :

« Quand Rouge gagne, il ne reste qu’elle.
Le sang nappe ses cheveux. Elle exhale de la vapeur dans la dernière nuit de ce monde mourant.

C’était amusant, songe-t-elle, mais cette pensée la gêne aux entournures. C’était propre, au moins. Remonter les fils du temps vers le passé pour s’assurer que personne ne survivrait à cette bataille et ne contrarierait les futurs prévus par son Agence – des futurs dans lesquels l’Agence règne, dans lesquels Rouge elle-même est possible. Elle est venue nouer ce brin d’histoire et le brûler jusqu’à ce qu’il fonde. »

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