Elle a menti pour les ailes / Francesca Serra

Les première pages (descriptions) ont eu un peu de mal à attirer mon attention et puis rapidement je me suis laissée prendre par ce roman. J’ai voulu savoir ce qu’il adviendrait de cette adolescente, Garance, en seconde, se mêlant à un cercle d’élèves de terminal. La présence des réseaux sociaux est omniprésente. Elle régit la vie de ces jeunes nés avec Internet. Garance est prête à tout pour attirer l’attention de Vincent. Au bout de 100 pages, on sait déjà que Garance va disparaître mais le reste est à découvrir dans les 370 pages suivantes qui se dévorent à toute allure.

Garance vit seule avec sa mère, professeure de danse. Elles se voient et échangent peu. Elle vit de façon plutôt fusionnelle avec sa meilleure amie, Souad, jusqu’à son invitation assez inattendue à la fête de Maud, « the place to be », avec les élèves de terminal. Elle est également sélectionnée pour participer à un concours de mannequinat.

Sa vie est donc rythmée par la dance, le lycée et ses conversations avec Souad, jusqu’à cette soirée où tout va basculer et où elle avouera avoir fait des mauvais choix.

L’auteure insère des échanges de messages via les réseaux sociaux entre les jeunes avec l’écriture SMS que l’on connaît. J’ai trouvé que cela apportait un plus au roman.

J’ai aimé la plongée dans la psychologie de ces adolescents en proie au doute, toujours à la recherche de reconnaissance de leurs pairs. Le passage de l’adolescence à l’âge adulte est très bien évoqué. On sent la rupture avec l’enfance et malgré tout la jeunesse de Garance synonyme d’inexpérience et d’immaturité. Elle a encore un peu de chemin à parcourir avant le monde des adultes.

Au fur et à mesure de l’avancée dans le roman, le lecteur obtient des indices pour comprendre l’histoire réelle de ce qui est arrivé à Garance. On patauge, comme les policiers qui la recherche, mais on vibre à chaque nouvel élément ou vérité qui émerge. Aucun de ces adolescents ne détient toute la vérité dans cette affaire.

La fin comporte quelques longueurs, j’aurais voulu que le « calvaire » de Garance prenne fin plus rapidement, le dénouement se faisant trop attendre à mon goût.

J’ai trouvé ce roman très intéressant par son sujet. Il traite du cyberharcèlement chez les jeunes. J’ai été agréablement surprise par ce premier roman. Quelle maîtrise déjà dans l’écriture !

Je vous recommande sa lecture 😀

#Explolecteur #RL2020

Note : 4.5 sur 5.

A la première étoile / Andrew Meehan

Le roman tel un puzzle, donne des informations au compte-goutte sur le personnage central de cette histoire. Le lecteur entre dans la vie d’Eva une Irlandaise vivant à Paris. Sa particularité est qu’elle est amnésique et inapte en société. Cela donne des scènes assez saugrenues, comme quand elle se lave les cheveux avec du produit vaisselle.

Elle a été recueillie par Sego dans son restaurant où elle devient plongeuse. Un jour, elle croise un homme devant une pâtisserie. Elle se souvient avoir aimé cet homme. Elle part à sa recherche. Elle pense retrouver son identité en découvrant son passé. Elle a souvent des migraines. Au fur et à mesure qu’elle avance, elle se demande s’il y a un moyen de choisir ce dont elle veut se souvenir afin d’éviter les mauvais souvenirs, ceux qui font souffrir. Eva est imprévisible. Ses réactions déconcertent. Elle ressemble à une chose fragile mais je ne l’ai pas trouvée attachante pour autant. Je n’entrerai pas d’avantage dans le contenu et les personnages, au risque de trop vous en dévoiler. 

Il y a aussi Daniel, un Américain. Il travaille dans le même restaurant mais en salle au service. Il est amoureux d’Eva et prend soin d’elle. Les parents d’Eva l’ont chargé de la surveiller.

Eva va trouver un carnet dans la salle de bain de Sego. Il s’agit de son propre journal intime. Le roman alterne entre le point de vue d’Eva, de Daniel et des extraits du carnet. 

Avis assez mitigé. Je n’ai pas été franchement emballée par l’histoire, ni l’écriture (ou peut-être la traduction). L’auteur est scénariste, peut-être cela a-t-il une influence sur son écriture ? Le lecteur est tout aussi confus que le personnage principal, peut-être est-ce une façon de le faire entrer dans la psychologie du personnage. Ce n’est pas un roman classique c’est sûr, il y a un style particulier mais auquel je n’accroche pas. Peut-être vous plaira-t-il.

Le roman se lit bien, on a tout de même envie de savoir ce qui est arrivé à Eva.

#Explolecteur #RL2020

Note : 2.5 sur 5.