Le bazar du zèbre à pois / Raphaëlle Giordano

Le nouveau roman de Raphaëlle Giordano se déroule dans la petite ville de Mont-Venus. Basile, un homme de 42 ans, décide un retour aux sources et ouvre sa « boutique d’objets provocateurs » à Mont-Venus. Sorte de défi pour lui, on en apprendra plus sur son passé au fur et à mesure. C’est le seul personnage qui s’exprime à la première personne du singulier.

Il y a aussi Giulia, compositeur-parfumeur dans une entreprise en déodorants. Et son fils, Arthur, un ado en plein décrochage scolaire et manquant cruellement de confiance en lui.

Autre personnage important du roman, Louise. Elle est rédactrice en chef de la Dépêche du Mont, le journal local, et présidente de l’association Civilissime.

Louise ne va pas juger d’un bon œil l’installation de cette nouvelle boutique. Elle va mettre des bâtons dans les roues à Basile. Ce dernier dénonce la normo-pensée et souhaite stimuler le cerveau droit des gens, celui de la créativité, des émotions et de l’intuition. Louise y voit une tentation de manipuler les citoyens de Mont-Venus.

Giulia est tout le temps tendue. Elle est figée par sa peur du changement.

« Son travail qui ne la fait plus vibrer, sa vie sentimentale d’un vide sidéral, ses angoisses de mère convaincue de passer à côté de son rôle ? »

Et tous ces personnages vont se croiser dans l’histoire dont je ne vous en dis pas plus. Juste que les inventions de Basile sont originales et innovantes. Il y aura aussi un peu d’amour dans l’air…

L’auteure dénonce l’intolérance et prône la singularité, l’ouverture d’esprit et incite à saisir/créer les opportunités.

Basile parle d’audaciel : audacieux unique en son genre, qui a de l’audace et de la personnalité.
« Les audaciels ont peur, mais la différence avec les autres, c’est qu’ils avancent avec la peur. »
Elle cite ensuite Thich Nhat Hanh, un moine bouddhiste vietnamien.

A la fin, Basile donne quelques conseils pour mieux cerner la philosophie de l’audacité.
« L’ultime audace, n’est-ce pas d’oser le bonheur d’être soi ? »
« Soyons inventeurs de nos vies. »

Un roman de développement personnel qui donne quelques pistes de réflexions intéressantes.

Merci à Netgalley et aux éditions Plon pour la lecture de ce livre.

Note : 3 sur 5.

« Le bagnard… comme l’image est bien trouvée pour incarner nos inhibitions, nos peurs, ces croyances qui emprisonnent nos idées audacieuses et les empêchent de se réaliser ! Quelle belle métaphore de la prison de l’esprit qu’on se construit soi-même, avec les barreaux de la peur du jugement, du regard d’autrui, de l’échec…

Je l’ai souvent dit à Arthur : il n’y a pas d’échecs. Que des expériences. »

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