Là où chantent les écrevisses / Delia Owens

Que vous dire sur ce roman qui a déjà été lu et présenté maintes fois !

Nous sommes aux Etats-Unis, en Caroline du Nord, dans une zone marécageuse. C’est l’histoire assez triste d’une fille, Kya. Elle a 6 ans en 1952. Elle est la benjamine, elle a 4 frères et sœurs. Tous partent les uns après les autres, pour échapper aux coups du père, Pa. Et ce jour-là c’est Ma qui s’en va et ne revient pas. Elle se retrouve livrée à elle-même dans leur cabane insalubre dans les marais. Le père revient de temps en temps avec son bateau. C’est un ancien soldat, blessé de guerre. Il traîne la jambe et boit beaucoup. Il ne vaut mieux pas se trouver sur son passage quand il est là, les cris et les coups sont son seul langage.

Jodie est le dernier de la fratrie à partir, il lui donne ce conseil :

« Enfonce-toi dans le marais, cache-toi dans les buissons. Efface les traces de tes pas. Je t’ai montré comment faire. »

Pa lui laisse un peu d’argent pour la semaine pour acheter à manger. Elle doit se débrouiller et parcourir à pied, la peur au ventre, les 7km qui la séparent de l’épicerie de la ville de Barckley.

Un jour, Mme Culpepper vient chercher Kya pour l’emmener à l’école qui est obligatoire. Kya se cache mais la tentation d’un repas chaud offert la fait sortir. Elle peut aller pieds nus à l’école mais doit porter une jupe. Ce premier jour d’école se passe mal, une véritable souffrance. Elle décide de ne plus jamais retourner à l’école de sa vie.

Les années passent, elle grandit, apprivoise son père. Une certaine complicité naît entre eux. Il l’emmène à la pêche. Elle passe ses journées à observer la nature, donner à manger aux oiseaux.

Et en 1956, son père ne rentre plus. Elle n’a plus d’argent pour acheter de quoi se nourrir.

« Non, je ne peux quand même pas abandonner les mouettes, les goélands, le héron et la cabane. Le marais est ma seule famille. »

Alors elle s’organise, prend le bateau de son père et revend sa pêche de moules à Jumping, un Noir. Le seul adulte qui l’aidera. En échange de sa pêche, il lui donne de la nourriture et de l’essence pour le bateau. Elle vit ainsi toute seule et devient une sorte de légende, « la fille des marais ». Elle est différente, on se méfie d’elle.

Un garçon, un ancien camarade de Jodie, viendra la voir de temps en temps. Ils partagent la même passion pour les oiseaux et le marais. Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire. Il y a aussi de nombreux passages sur la ségrégation raciale, ou la suprématie des hommes sur les femmes aux Etats-Unis à cette époque.

Les chapitres sur Kya alternent avec des chapitres sur une enquête. En 1969, on retrouve un homme mort, Chase Andrews, la coqueluche de Barckley.

Si j’ai beaucoup aimé les passages sur la nature et le marais, j’ai trouvé l’histoire un peu poussive. J’ai failli abandonner la lecture, mais comme mes collègues me l’avait recommandé, j’ai poursuivi. Heureusement la fin du roman m’a réconciliée avec l’auteure. En tout cas Kya est attachante et vous aurez certainement envie d’en savoir plus sur cette étonnante femme lorsque vous l’aurez découverte.

Note : 3.5 sur 5.

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