On fait parfois des vagues / Arnaud Dudek

La vie de Nicolas bascule après ses 10 ans lorsque ses parents lui annoncent que son père n’est pas son père biologique. Pour des raisons d’infertilité, ses parents ont eu recours à un don de sperme.

Nicolas a donc vécu sereinement et entouré d’amour jusqu’à son dixième anniversaire. Ensuite les doutes se sont immiscés. Il n’a pas de réel complicité avec son père. Ils ont des difficultés à se parler. Bref ils sont différents.

Il grandit, réussit ses études, passe des concours et devient inspecteur des impôts. Mais au bout de quelques années, il se pose beaucoup de questions sur ses origines. Il a du mal à trouver sa place. Ce qu’il aime, depuis tout petit, c’est écrire. Il a déjà proposé des manuscrits à des maisons d’édition mais sans succès. A l’âge de 30 ans, il décide de quitter son poste et de se consacrer à l’écriture.

Il va également mener des recherches pour retrouver son père biologique, ce qui n’est pas facile puisqu’un donneur reste anonyme. Malgré les difficultés administratives, il ne renoncera pas et trouvera un moyen d’en savoir plus sur cet homme.

Ce roman pose beaucoup de questions sur la paternité, la transmission et l’identité. Quel modèle Nicolas peut-il avoir sachant que son père n’est pas son « vrai » père ? Il y a de magnifiques passages sur l’enfance. J’ai eu envie de noter certaines phrases pour leur beauté ou leur trait d’humour.

C’est un roman court construit autour de chapitres courts. L’écriture est dynamique et Arnaud Dudek fait preuve d’autodérision malgré le sujet sensible. J’ai eu l’impression de partager une conversation avec Nicolas, un moment/récit intime. Les personnages sont attachants, même le père enfermé dans sa pudeur et les non-dits.

J’ai beaucoup aimé la fin, très belle, que je ne vous dévoilerai pas. Une lecture que je vous recommande.

Merci à Netgalley et aux éditions Anne Carrière pour ce beau moment de lecture.

Note : 4 sur 5.

« Apprendre son infertilité. L’admettre. Passer à autre chose. Faire le deuil de la paternité normale. Au royaume des certitudes, comment a réagi mon père ? […] Je n’ai jamais songé à aborder frontalement ces questions parce que je suis persuadé de ne rien obtenir ; si la certitude est un pays, l’esquive est un empire – et mon père maîtrise cet art aussi bien que le badminton. »

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