Vies et survies d’Elisabeth Halpern / Carine Hazan

La narratrice part rendre visite à sa grand-mère en Australie. Celle-ci l’emmène faire un séjour à la neige. Dans la station de montagne où elle a ses habitudes, Elisabeth retrouve un vieil Allemand cardiaque.

Elle demande à sa petite-fille de l’aide pour penser le crime parfait et se débarrasser de ce nazi. Elle imagine répondre favorablement à sa demande en mariage puis lui révéler sa judéité après la cérémonie juive en espérant provoquer une crise cardiaque.

Elisabeth est juive mais blonde. Son apparence lui sauve la vie à plusieurs occasions. Elle a changé d’identité plusieurs fois et de mari également. Le roman est jalonné d’anecdotes et de récits de son passé. Un peu trop à mon goût, seul bémol en ce qui concerne ma lecture.

Un roman sur les traumas qui peuvent se transmettre sur 3 générations de femmes. Peut-on se venger ou rendre justice soi-même ? Entre thriller et comédie, on sent la scénariste derrière la trame de ce roman inspiré de la vie de sa grand-mère. Un bel hommage.

Je remercie Netgalley et Phébus pour cette lecture

Replay et podcast de la passionnante rencontre VLEEL à venir !

Note : 4 sur 5.

Incipit :
« Elisabeth aurait pu être romancière. Elle s’était essayée à l’exercice dans le cadre d’ateliers d’écriture offerts par le Beth Weizmann Jewish Community Centre de Melbourne à une poignée de retraités survivants de la Shoah. Ses récits avaient ébloui l’animatrice qui l’avait alors considérée comme la plus talentueuse du groupe ; ce qu’Elisabeth avait aussitôt tempéré en rappelant que les autres participants consistaient en une bande de vieux gâteux qui rangeaient leurs clés dans le frigo et leurs courses dans l’armoire à chaussures, alors il n’y avait pas de quoi se pâmer. »

« A la morsure de la panique se mêle la honte de la lâcheté car la vérité me saute au visage : si j’écris comme je cours, ma grand-mère a du souci à se faire. »

« La vengeance, dit Serge Klarsfeld, est un acte décevant. »

« Anna a sombré dans la folie. Quant à moi, pour ne pas sombrer, je m’accroche à la littérature. »

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