Ce roman se déroule sur une journée, a priori une très mauvaise journée pour le personnage principal. Dario passe ses vacances sur une île où il a ses habitudes. Et comme toujours il demande à la gérante de l’hôtel et aux femmes de ménage de ne surtout pas entrer dans sa chambre et de le laisser tranquille. Il ne veut pas sortir, ne veut pas profiter du soleil et surtout ne pas aller à la plage. Il veut juste dormir.
Sauf que ce matin, il est réveillé par une soif terrible et il n’a plus rien à boire. Il est contraint de sortir et d’aller jusqu’à la réception de l’hôtel pour chercher une bouteille d’eau. En sortant, il tombe nez à nez avec un enfant, Virgilio, qui ne le quitte plus d’une semelle et semble avoir toutes les réponses à ses questions avant même qu’il ne les formule.
Dario l’ignore et poursuit son objectif : trouver de l’eau. Pas d’eau à la réception. Alors il se dirige vers les commerces et les bars de l’île. Sa quête s’avère plus difficile que prévu.
Un mystère plane tout au long du roman. Qui est cet enfant qui le suit partout ? Et pourquoi veut-il absolument l’accompagner jusqu’à la plage ? Va-t-il trouver de l’eau ? Est-ce que le volcan va exploser ?
J’ai émis plusieurs hypothèses en lisant ce livre, aucune ne s’était révélée la bonne lorsque j’ai eu le fin mot de cette histoire. Je crois que l’auteur s’est bien amusé à me balader. Je ne divulgâcherai rien. A vous de lire ce mystérieux et énigmatique court premier roman !
Je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce livre mais je l’ai trouvé assez intriguant pour avoir envie de connaître la fin et plutôt agréable à lire.
Merci Netgalley et Buchet Chastel pour cette lecture
Incipit :
« J’ai soif. D’eau. En tendant le bras pour l’atteindre une bouteille, mes doigts n’en frôlent que des couchées. Je les secoue pour deviner leur contenu, sachant très bien que mon lit est à l’orée d’une forêt de San Pellegrino vides. Bouteilles dans lesquelles je trébuche en voulant me lever vers le minibar. Les gling qui s’ensuivent achèvent ce qu’il me restait de sommeil avant d’ouvrir mes yeux plus qu’à moitié. Je fais face à mon auditoire de verre aux fonds tièdes. Il est souvent très varié, parfois encore pétillant, parfois aplati par le temps, parfois plein d’une urine oisive. »
« Au début, ce n’était que quelques gouttes. Maintenant, le déluge. Le soleil éclaire toujours le ciel, mais un nuage unique s’est positionné au-dessus de nous nous arrosant copieusement. Enfin. Enfin de l’eau. Virgilio me voit m’arrêter.
– Je sais ce que tu penses. Laisse-moi juste te dire que tu as tort.
– Fous-mois la paix, je suis desséché.
– Ce n’est pas une bonne idée.
Je ne l’écoute pas. Comme un enfant. J’ouvre la bouche, je tire la langue vers le ciel. C’est à ce moment-là que je l’ai senti. Un goût âpre, amer et acide. Je ne pensais pas un jour goûter une chose pareille. On dirait de la sciure de bois mélangée à de la bile. Je recrache immédiatement, manquant de m’étouffer avec la substance.
– Je te l’avais bien dit.
– Qu’est-ce que c’est ?
– De la pluie. Rien de plus.
– Pourquoi est-ce qu’elle a ce goût ?
– Les pluies acides, c’est assez fréquent de nos jours, tu sais. »
« Et s’il y a une chose que je déteste encore plus que les enfants, ce sont les plages. »

Très mystérieux tout ça 🙂
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