Le dernier testament de Maurice Finkelstein / Sophie Delassein

Quand j’ai vu passer ce titre proposé dans le cadre d’une masse critique privilégiée de Babelio, je n’ai pas résisté longtemps. Présenté comme un roman drôle, c’est exactement ce que j’avais envie de lire à ce moment-là. J’ai donc tenté ma chance et je me suis inscrite. J’ai été sélectionnée avec d’autres lecteurs pour recevoir ce livre et assister à la rencontre avec Sophie Delassein, animée par Pierre Krause.

La rencontre a répondu a beaucoup de mes questions, notamment sur l’humour de l’autrice. Je me demandais si elle était la même dans la vie que dans son livre. Et apparemment oui ! La narratrice est donc le double de Sophie Delassein. Cinquantenaire, elle est journaliste au service culturel du Nouvel Obs, plus particulièrement dans le domaine de la musique. Elle nous raconte sa famille en inversant les sexes et changeant quelques détails pour les protéger. Mais tout est là ! Elle a bien eu un oncle et une tante, vieillissants, avec un Alzheimer pour lui, dont il a fallu qu’elle s’occupe. Toute la famille se disputant autour du potentiel héritage à venir puisqu’ils n’ont pas eu d’enfants. Il faut préciser que la famille de Sophie est juive et que les réunions de famille sont généralement très animées.

Maurice et Gisèle ne pouvant plus vivre seuls, elle les fait rapatrier à Paris. Etant leur nièce préférée, elle demande la tutelle. Avec beaucoup d’autodérision elle raconte la difficulté de voir vieillir ses proches et de devoir prendre des décisions pour eux. Malgré l’humour, on sent que le sujet est sérieux et que le ton sert de « bouclier ». Elle aborde le coût des maisons de retraite, la situation des EHPAD pendant la covid. L’écriture est très directe, un peu comme si elle nous parlait. Le langage est donc très actuel, truffé de gros mots qui ont pu choquer quelques lecteurs. Elle a écrit ce livre de manière très fluide sur un an. Au début il s’agissait d’une nouvelle écrite pour faire rire ses copines. Elle le présente comme une « autofiction foireuse ». Bref elle ne se prend pas au sérieux et n’attend pas que son livre plaise à tout le monde. Voici un premier roman quelque peu déjanté avec des personnages attachants, parsemé de références musicales, écrit par une autrice « qui part en sucette tout le temps » et publié par une éditrice « un peu allumée » !

Si vous aimez l’humour noir et décapant, ce roman devrait vous plaire ! En tout cas j’ai passé un bon moment avec ce roman qui m’a bien fait rire et c’est tout ce que j’en attendais !

Merci à Babelio et aux éditions du Seuil pour cette lecture.

Le ridicule jalonne mon existence.
Je suis tombée de la chaise dans le bureau de la DRH à la signature de mon premier CDI.
A l’enterrement de la mère de mon meilleur ami, me trouvant séparée de lui à cause de trop de monde dans l’allée, j’ai sauté de tombe en tombe pour le rejoindre.
Lors d’une interview, j’ai posé sur la table ma boîte de Tampax mini à la place de mon enregistreur.

Dès la première rencontre dans un café du boulevard du Montparnasse, j’ai eu un gros crush pour maître Pompon, cette jouisseuse de la vie égarée dans l’austérité de sa profession suite à une tragique erreur d’aiguillage. Maître Pompon est faite pour le topless, les jéroboams de champagne, les fun partys curatives de Martin Solveig. Son corps tout entier appelle la plage.
Impression confirmée quand elle arrive au pôle de la protection des majeurs en s’éclatant le front contre la porte vitrée de la salle d’attente.

Note : 3.5 sur 5.

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