Le jardin de Georges / Guénaëlle Daujon

Georges Delaselle découvre en 1897 l’île de Batz en Bretagne. Il imagine un jardin avec des espèces venues des quatre coins du monde. Ce rêve, il le poursuit toute sa vie. Guénaëlle Daujon retrace la vie de cet homme passionné par les plantes.

J’ai aimé suivre le rêve fou de Georges. L’air de rien on traverse une partie de l’histoire du 20ème siècle avec notamment la 1e et la 2nde guerre mondiale. On se promène dans Paris aussi.

Les descriptions de l’île et des plantes par les sens permettent une véritable immersion dans le jardin de Georges Delaselle. L’autrice est bien documentée et retrace fidèlement ce projet incroyable. Autant vous prévenir que vous allez avoir envie de vous rendre dans ce lieu.

Si vous aimez les biographies romancées ou si vous êtes passionné de botanique, ou tout simplement amoureux de la nature et de la Bretagne, ce livre devrait vous plaire !

Ce roman figure parmi les 5 finalistes du Prix Hors Concours 2025 !

Note : 4 sur 5.

Incipit :
« Cette histoire a grandi comme une graine dans sa membrane. Certains partent en exil avec un peu de terre dans leurs valises, moi, c’est elle que j’ai emmenée. Née dans l’humus de ma vie d’avant, c’est une histoire qui contient, en germe, la vie d’après. »

« Allongé dans son pyjama de soie, Georges, à trente-six ans, n’a rien d’un aventurier. Il garde les yeux au plafond. Ses pensées traversent son esprit, flottent au-dessus de sa tête, vagabondent comme des nuages dans le ciel. Le silence emplit la maison. Un voyage, c’est un appel ; une île, une promesse. L’avenir ne serait-il pas qu’un présent à ordonner ? »

« La première fois que Georges a vu la fougère arborescente dans le jardin de Nogent, il en est tombé fou amoureux. Venue du fond des âges, cette préhistorique est la seule espèce existante depuis l’ère primaire. Datant du début du secondaire, elle existait avant les dinosaures, quand les atomes et les poussières d’étoiles n’avaient investi aucun autre corps et que le végétal régnait alors en maître. De cette lente évolution, la fougère arborescente était alors la reine. La regarder, pour Georges, c’est se relier à l’origine du monde.
Mélanie lui a offert un spécimen, un stipe de Tasmanie, un faux-tronc roux et duveteux importé directement d’Australie par ses explorateurs et émissaires. »

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